Les parents ont confié un mandat de représentation à un comité qui sera chargé de rencontrer les responsables du dossier à la Commission scolaire de la Riveraine.

Saint-Célestin: mobilisation pour assurer l'avenir de l'école

Environ 130 personnes ont assisté mardi soir à la réunion pour l'avenir de l'école Marquis, qui avait lieu à l'église de Saint-Célestin. Un comité provisoire formé de parents d'élèves s'est proposé pour représenter l'ensemble des familles touchées par la fermeture soudaine de l'école. Cette proposition a été adoptée à majorité par un vote à main levée.
Le comité école Marquis/Bâtisseurs poursuit deux objectifs. Le premier est de présenter des alternatives à la Commission scolaire de la Riveraine en ce qui a trait à la relocalisation des élèves de l'école Marquis. Reppelons que la solution adoptée par la Commission scolaire est de relocaliser les élèves de l'École Marquis dans trois autres écoles: l'école Despins, à Sainte-Gertrude, l'école Arc-en-Ciel, à Sainte-Monique, et l'école Harfang-des-Neiges, où devraient se retrouver deux classes d'adaptation scolaire. Or, la majorité des parents présents à la réunion se sont prononcés en faveur du transfert de leurs enfants à l'ancienne école Mont-Bénilde, dans le secteur Sainte-Angèle-de-Laval. Un parent a d'ailleurs lancé que les écoles choisies par la Commission scolaire avaient des horaires différents, ce qui compliquait la tâche des parents.
Le second objectif du comité est de s'assurer que Saint-Célestin aura de nouveau une école dans un avenir rapproché. Pour le moment, les parents et les élèves sont dans l'incertitude, puisque la Commission scolaire ne prévoit décider du sort de l'école qu'au mois de décembre. «Les trois scénarios possibles actuellement sont de rénover l'école, de démolir et de reconstruire l'école, ou d'accepter qu'il n'y ait plus d'école», a expliqué Dominic Pagé, parent d'une élève et membre du comité. À l'évocation de cette dernière possibilité, l'assistance a manifesté un vif mécontentement.
Le personnel de la Commission scolaire de la Riveraine part en vacances dès vendredi. L'urgence se fait donc sentir pour le comité et les parents qui trouvent que la Commission scolaire a pris une décision rapide, sans considérer d'autres options. Une rencontre est par ailleurs prévue mercredi matin à 9 h entre les représentants du comité et ceux de la Commission scolaire. Lors de cette réunion, le comité prévoit entre autres aborder la question du possible transfert des élèves de l'école Marquis au Mont-Bénilde. Le comité prévoit également aborder d'autres sujets comme le sort des activités parascolaires, la possibilité de maintenir le service de garde à Saint-Célestin, la possibilité d'attitrer un employé de la Commission scolaire sur le dossier pendant les vacances, les questions budgétaires et, enfin, l'éventuel sort de l'école Marquis. M. Pagé a cependant tenu à rappeler que le comité est là pour collaborer. «Nous ne sommes pas en guerre contre la Commission scolaire», affirme-t-il.
Questions, réponses et inquiétudes
Sans surprise, les parents on soulevé un nombre important de points lors de la réunion. L'un d'eux s'interrogeait notamment sur la période pendant laquelle il serait possible de louer des locaux à Mont-Bénilde. M. Pagé a spécifié que les propriétaires étaient prêts à accueillir les élèves pour un maximum de trois ans. 
Un autre parent a fait remarquer que les enseignants pourraient suivre leur groupe advenant un transfert à Mont-Bénilde. Pascale Couture, enseignante et membre du comité, a toutefois afirmé que le personnel enseignant n'était pas en reste. «Nous avons accepté des conditions de travail qui sont similaires et si jamais l'école venait à réouvrir, on nous a promis que nous retournerions en classe de façon intégrale. Ceci dit, c'est certain que ça brise notre dynamique car nous en avions une bonne à l'école», remarque-t-elle. 
En ce qui concerne la préservation de l'école Marquis, le comité a proposé aux parents de lancer une campagne d'actions citoyennes. Il a, par exemple, proposé d'utiliser des sacs réutilisables à l'effigie de l'école Marquis et d'avoir recours à l'affichage de bannières sur les maisons.
Il a enfin été mentionné que la Commission scolaire savait que l'école Marquis était sous haute surveillance depuis 2011. Si cette annonce a suscité de la grogne aurpès des parents, il en est également ressorti que l'école était assurée contre le sinistre et qu'il était possible que l'assurance verse une indemnité.
Les politiciens interpellés
Sensible à la cause de l'école Marquis, le député de Nicolet-Bécancour, Donald Martel, a garanti sa collaboration au comité. «Je veux vous féliciter pour votre implication, c'est vraiment important. Je suis un député, mais je suis aussi un citoyen de Saint-Célestin. Vous avez tout mon appui et si vous avez besoin de moi, il me fera plaisir de vous aider», a-t-il assuré.
De son côté, le maire de la municipalité de Saint-Célestin, Raymond Noël, est lui-même impliqué dans le comité. Selon lui, l'école est située dans un environnement trop propice à l'épanouissement des jeunes pour la laisser tomber. «Nous avons investi autour de l'école. Nous avons bâti un centre communautaire, que nous avons rénové il y a trois ans. Nous avons investi dans une bibliothèque flambant neuve, que nous avons inauguré il y a quelques années. Nous allons bientôt inaugurer une patinoire couverte qui fait l'envie des municipalités voisines. Le parc école a été refait au complet. Vous voyez bien que nous avons bâti autour de cette école et que nous ne pouvons pas la déserter», souligne-t-il.