La traditionnelle coupe du ruban a été faite en présence de nombreux dignitaires, dont le président de la Commission scolaire, Jean-Yves Laforest, le député de Maskinongé, Simon Allaire et le directeur général de la Commission scolaire, Denis Lemaire.

Saint-Boniface célèbre l’agrandissement de son école

Saint-Boniface — Les élèves de l’école Saint-Marie de Saint-Boniface ne cachaient pas leur bonheur, lundi après-midi, alors qu’ils accueillaient médias et autorités scolaires dans leur tout nouveau gymnase et dans leurs spacieuses et lumineuses classes toutes neuves qu’ils utilisent depuis la rentrée du mois de septembre.

Le projet d’agrandissement de 5 millions $ est enfin prêt et les 500 élèves de l’école peuvent désormais évoluer sous un seul et même toit dans leur municipalité jusqu’à la fin de leur 6e année. Derrière la bâtisse d’origine, on aperçoit les murs de couleur citrouille à l’intérieur desquels le rêve de la communauté se concrétise enfin.

L’agrandissement de l’école Sainte-Marie a nécessité beaucoup de détermination de la part des gens de Saint-Boniface parce que «c’était un projet hors norme», rappelle le président de la Commission scolaire de l’Énergie, Jean-Yves Laforest. «Dans les règles du ministère de l’Éducation, en fonction de la proximité d’autres écoles à Shawinigan, le projet n’aurait pas pu voir le jour parce qu’il y avait une règle disant que lorsqu’on est à 20 km d’une école où il y a de place, il faut transférer les élèves», rappelle-t-il. Toutefois, «pour les parents de Saint-Boniface, c’était inacceptable», souligne-t-il.

C’est que de plus en plus de familles s’installent à Saint-Boniface. En 1998-1999, 386 élèves fréquentaient l’école. On en dénombre plus de 500 aujourd’hui, une hausse de 29 %.

La Commission scolaire de l’Énergie a cru en la mobilisation des parents et a appuyé cette dernière, «par des demandes répétées au ministère, des lettres et un soutien aux parents», indique M. Laforest.

Marie-Ève Landry, porte-parole de ce comité de parents qui a fait fléchir le gouvernement sur cette fameuse règle des 20 km, rappelle que les parents ont travaillé très fort dans ce dossier «pendant quasiment 2 ans», souligne-t-elle.

Chaîne humaine médiatisée autour du terrain convoité pour l’agrandissement, confection et distribution de t-shirts, pétition, de même qu’un voyage à vélo à Québec pour aller interpeller le ministre de l’Éducation et lui remettre la pétition font partie des nombreux moyens de pression exercés par les parents sur Québec pour demander l’agrandissement de l’établissement scolaire, rappelle Mme Landry.

Histoire de rappeler, justement, l’importante mobilisation de toute la communauté face à ce projet, plusieurs parents membres du comité arboraient, lundi, le fameux t-shirt vert que même les commerçants de la municipalité ont porté, par moments, en guise de moyen de pression.

«On a travaillé fort. On a eu des hauts et des bas», rappelle Mme Landry.

En 2016, le conseil municipal, dans un effort visant à répondre aux besoins de l’école Saint-Marie, avait offert trois locaux pour éviter de déplacer les jeunes de 6e année vers Shawinigan. L’école avait en effet une capacité d’accueil de 429 élèves et les prévisions faisaient alors bondir ce nombre à 491 pour 2017-2018 et à 506, en 2018-2019. L’agrandissement avait finalement été accordé par le ministre de l’Éducation, de Loisir et du Sport, alors Sébastien Proulx, en juin de la même année.

«Les élèves qui étaient là-bas devaient s’en venir ici pour les cours d’éducation physique. Ce n’était pas toujours drôle», se souvient le président de la Commission scolaire.

Le projet d’agrandissement comprenait l’ajout de six classes et d’un gymnase. De nombreux locaux ont également été harmonisés à la nouvelle partie. «C’est donc beaucoup d’élèves qui profitent de ce beau projet», se réjouit la directrice intérimaire de l’école, Marie-Claude Morais.

Cette dernière est tout particulièrement heureuse de voir tous les enfants sous un même toit. «Le lien entre les petits et les grands a son importance et permet l’organisation de projets et d’événements de tous genres», explique-t-elle. «Le modèle des grands peut influencer les petits», fait-elle valoir.

«Je me réjouis que le gouvernement ait su s’adapter à ce besoin-là du milieu», fait valoir pour sa part le député de Maskinongé, Simon Allaire.