Interpellée par le conseiller municipal François Bélisle, l’entreprise Maskimo a réagi afin de donner sa version des faits.

Sablière du rang Saint-Nicolas: Maskimo veut collaborer

TROIS-RIVIÈRES — Interpellée publiquement par le conseiller municipal de Pointe-du-Lac François Bélisle, l’entreprise Maskimo n’a pas tardé à réagir afin de donner sa version des faits dans le dossier de la sablière du rang Saint-Nicolas. D’ailleurs, l’entreprise a fait parvenir une lettre à la haute direction de la Ville de Trois-Rivières afin de leur manifester qu’il a toujours été de son intention de collaborer avec la Ville pour assurer une cohabitation harmonieuse avec le secteur.

On se souviendra que le conseiller municipal a interpellé en séance publique, mardi soir, les dirigeants de Maskimo, afin qu’ils viennent s’asseoir avec les représentants de la Ville afin de trouver une solution aux problèmes causés par la circulation des poids lourds dans ce secteur. Le conseiller indiquait que les citoyens du secteur se plaignent de cette circulation depuis plusieurs années, mais que l’entreprise n’aurait jamais donné suite aux demandes de rencontre afin de trouver une solution et de les inviter à se réguler.

Maskimo dément toutefois ne pas avoir voulu collaborer. «Ses commentaires(...) surprennent et nous déçoivent, car ils sont faux. Aucun dirigeant ou employé de Maskimo n’a été sollicité et nous n’avons jamais refusé une demande de rencontre d’un employé, dirigeant ou d’un élu de la Ville de Trois-Rivières», fait savoir Louis Marchand, président de Maskimo, dans cette lettre.

Selon lui, il est erroné de prétendre, comme l’a fait M. Bélisle, que le transport par camion se déroule à toute heure du jour et du soir à cette sablière. «Notre permis d’opération nous permettrait d’offrir un service 24/7, mais nous nous efforçons de respecter un horaire de 6 h 30 à 17 h. Nous avons dû, à 3 ou 4 occasions en deux ans, accepter de faire des chargements de nuit afin de permettre la réalisation de travaux du Ministère des Transports qui devaient s’effectuer de nuit», précise Louis Marchand.

L’entreprise explique prendre les mesures nécessaires pour limiter le bruit et les inconvénients pour les voisins, alors que les matières extraites de la sablière du rang Saint-Nicolas sont majoritairement transportées sur de courtes distances, vers des chantiers de construction pour la plupart situés à Trois-Rivières.

«L’an dernier, nous avons reçu une seule plainte concernant le bruit lié à un chargement de nuit exceptionnel à notre sablière du rang Saint-Nicolas, et nous avons fait un suivi rapidement avec la personne l’ayant déposée. Nous avons mis en place un registre afin de pouvoir consigner et assurer un suivi rapide et rigoureux des plaintes provenant de citoyens ou d’administrations municipales. Nous prenons chaque plainte au sérieux et nous travaillons pour trouver rapidement une solution avec les personnes concernées», ajoute M. Marchand, qui soutient par ailleurs que les camions utilisés sont munis de GPS afin de s’assurer que les chauffeurs respectent la limite de vitesse dans le secteur.

Louis Marchand croit par contre que l’entretien de la chaussée du rang Saint-Nicolas pourrait aider à réduire les inconvénients sonores pour le voisinage, un entretien pour lequel la compagnie verse d’ailleurs des redevances à la Ville de Trois-Rivières.

«Maskimo a versé à la ville de Trois-Rivières des redevances d’exploitation pour la sablière du rang Saint-Nicolas de près de 345 000 $, au cours des dernières années, qui devraient servir selon la réglementation de contribution à l’entretien du réseau routier local. Certains correctifs a la chaussée du rang Saint-Nicolas pourraient réduire de façon importante le bruit des camions», note-t-il.

Louis Marchand a invité la directrice générale de la Ville, France Cinq-Mars, à communiquer avec lui si la Ville souhaitait une rencontre à ce sujet. «Maskimo Construction est active dans la région de Trois-Rivières depuis plus de 60 ans. En plus d’être un employeur important et de réaliser de nombreux travaux d’infrastructure, nous tenons à exercer nos activités de manière responsable, dans le respect de nos partenaires et de la communauté. Nous sommes conscients que nos activités peuvent créer certains inconvénients mais nous nous efforçons d’exploiter nos ressources et équipements dans le respect de nos voisins», ajoute-t-il.