De nombreuses familles se sont précipitées à la Sapinière de la Mauricie, à Trois-Rivières, pour choisir leur sapin de Noël, samedi.
De nombreuses familles se sont précipitées à la Sapinière de la Mauricie, à Trois-Rivières, pour choisir leur sapin de Noël, samedi.

Ruée vers les sapins à la Sapinière de la Mauricie [VIDÉO]

Matthieu Max-Gessler
Matthieu Max-Gessler
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Il y avait foule, samedi matin, à la Sapinière de la Mauricie, à Trois-Rivières. À un point tel que la file de voitures qui s'y est formée, attendant d'accéder au site où l'on peut couper soi-même son sapin, a provoqué une congestion sur le boulevard des Forges.

En milieu d'après-midi, la circulation des clients était plus tranquille. Ceux-ci étaient néanmoins nombreux à se présenter sur place. 

«C'est une très grosse journée, concède Amélie René, la belle-fille de l'un des propriétaires, venue en renfort à sa belle-famille. C'est sûr qu'on limite le nombre de personnes qui peuvent aller sur le site en même temps et on désinfecte tout derrière eux, mais il en reste qu'il y a beaucoup de monde.»

Si on y est habitué à voir arriver beaucoup de monde, l'engouement de samedi reste inhabituel, selon Mme René. À l'ouverture de la Sapinière, la fin de semaine dernière, il y avait également beaucoup de monde. La famille Paquette s'attendait cependant à ce phénomène en cette année particulière. 

«On s'en doutait, avec moins de gens qui voyagent cette année, et qui d'ordinaire n'auraient pas fait de sapin. On a aussi senti ce qui s'en venait, avec les commerces qui manquent de décoration», mentionne Amélie René. 

Pour répondre à cet engouement, samedi, plusieurs membres de la famille Paquette sont d'ailleurs venus donner un coup de main. 

«Je suis venu ce matin chercher mon sapin et quand j'ai vu la file de voitures, j'ai décidé de venir aider avec mon fils», raconte Kevin Bourassa, un des neveux des propriétaires, qui gérait l'entrée des véhicules en haut de la côte qui mène à la plantation de sapins. 

Tradition et découverte

Amélie René remarque par ailleurs que pour un nombre important de clients reçus samedi, c'était leur première visite. C'était le cas d'Alexandre, venu avec sa conjointe et leurs enfants. 

«C'est la première année qu'on fait ça. J'ai découvert l'endroit sur internet. On avait envie d'essayer, pour vivre l'expérience», explique-t-il. 

C'était également une première pour Marco et Chantal, venus «cueillir» eux-mêmes leur sapin pour la première fois. 

«Ça fait 30 ans que je l'achale pour qu'on ait un sapin naturel. Il a enfin accepté cette année», lance à la blague Chantale. 

Son conjoint et elle sont venus avec un couple d'amis qui, eux, sont des habitués de la Sapinière. 

«C'est une tradition pour nous. On vient pour l'ambiance», explique Sylvain. 

«Il y a un peu moins d'ambiance cette année, parce qu'on vient plus tôt et il y a moins de neige. Mais on avait envie de décorer notre sapin plus tôt», ajoute sa conjointe, Hélène. 

Michaël et Véronique honoraient aux aussi la tradition en venant samedi à la Sapinière avec leurs enfants. 

«Ça nous fait aussi une activité familiale», mentionne Véronique. 

Aller chercher un sapin de Noël était l'occasion de faire une sortie en famille, ont indiqué quelques personnes à qui <em>Le Nouvelliste</em> s'est adressé.

Parlant d'activité, l'Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice en proposait d'ailleurs quelques-unes sur place. Hélène Bélanger, agente de développement de l'organisme, proposait aux enfants une chasse au trésor, avec comme prix un emballage-cadeau éducatif sur la forêt. Petits et grands pouvaient également écrire un souhait sur un morceau de papier et l'accrocher à un sapin, ainsi transformé en «arbre à souhaits». 

«Ça a vraiment bien fonctionné, je ne m'attendais pas à ça! Beaucoup de gens ont écrit ''j'aimerais que la COVID s'en aille'', ou encore ''j'aimerais que mon enfant reçoive la nouvelle nintendo''», raconte avec amusement Mme Bélanger.

C'était la première fois que l'Association était présente à la Sapinière de la Mauricie. L'organisme a pour mission d'informer la population sur l'importance de la forêt et du bois et de la sensibiliser à l'utilisation durable des ressources forestières. 

Hélène Bélanger, de l'Association forestière de la Vallée du Saint-Maurice.