Une partie du rang Saint-Michel à la paroisse de Saint-Célestin doit être réparée.

Routes détruites: «On a hâte que ce soit réglé»

Saint-Maurice — Les citoyens qui empruntent soit le rang Saint-Joseph à Saint-Maurice ou le rang Saint-Michel à Saint-Célestin devront patienter jusqu’au début de 2018 pour réutiliser en totalité ces deux chemins dont une section a été détruite au printemps par un glissement de terrain.

Saint-Maurice a vu une partie du rang Saint-Joseph être emportée par un glissement survenu le 14 avril. L’accotement de la route a glissé en raison d’une coulée de terre qui a traîné sur plus de 100 mètres (plus de 300 pieds).

Sept mois plus tard, le chemin est toujours fermé. Rien n’a été réalisé en terme de travaux de réfection. Le dossier avance, mais la Municipalité doit attendre de recevoir les plans initiaux des ingénieurs avant d’aller en appel d’offres. Étant donné que le gouvernement du Québec peut couvrir jusqu’à 75 % des coûts de réfection de la route, la Municipalité a tout intérêt à respecter les demandes des ministères de la Sécurité publique et de l’Environnement et de suivre le rythme imposé par le gouvernement québécois. Surtout que les travaux devraient coûter plusieurs centaines de milliers de dollars.

«On a hâte que ce soit réglé. Les procédures sont longues et pénibles. Il y a un paquet de monde qui travaille et on attend les autorisations», lâche Gérard Bruneau, maire de Saint-Maurice.

Une partie du matériel qui s’est affaissée est toujours sur place. Saint-Maurice attend que le gel fasse son effet, ce qui facilitera notamment l’inspection du ponceau. L’état de cette infrastructure influencera la facture reliée aux travaux.

Les ingénieurs analysent également si le tracé de la route devrait être modifié. Si cette solution est retenue, il faudra que la Municipalité discute avec les propriétaires riverains et obtienne l’autorisation de la Commission de protection du territoire agricole du Québec, étant donné qu’on se trouve en terres agricoles.

«C’est beaucoup plus complexe qu’on peut l’imaginer, ajoute M. Bruneau. Les ingénieurs me l’ont dit au départ que les travaux ne se feront pas cette année et la population est avisée dans ce sens-là. Ça crée des inconvénients importants, mais personne chez nous n’est isolé.»

Saint-Maurice attend de recevoir certains documents avant d’amorcer l’étape de l’appel d’offres visant à refaire cette section du rang Saint-Joseph.

Le scénario est semblable du côté de la paroisse de Saint-Célestin. Le 22 mai, un glissement de terrain a emporté une portion importante du rang Saint-Michel. La route est toujours fermée à la circulation.

«Le ministère des Transports réalise les plans et devis et analyse de quelle façon il faudra réparer la route. Il faut aussi faire une demande à la CPTAQ: ça nous prend un endroit pour mettre nos matériaux et on est en zone agricole. Il faut un certificat d’autorisation, car il y a la rivière Blanche tout près. On attend des réponses de partout. C’est long», laisse entendre Gisèle Plourde, la directrice générale de la Municipalité.

L’estimation des coûts de réparation n’est pas encore déterminée, mais la Municipalité s’attend à ce que la facture soit de quelques centaines de milliers de dollars. La paroisse de Saint-Célestin est aussi admissible à recevoir une subvention du ministère de la Sécurité publique.

Selon les informations reçues au bureau municipal, les documents tant attendus devraient être disponibles à la fin de 2017 pour permettre à la Municipalité d’aller en appel d’offres en décembre ou en janvier. Les travaux se feraient au début de 2018. Les coûts seront plus élevés du fait que les travaux seront réalisés en hiver. D’autre part, un sol gelé va offrir une bonne stabilité aux différents travailleurs affectés à ce chantier.

Dossier réglé à Sainte-Ursule, Bécancour et Sainte-Geneviève

Si Saint-Maurice et Saint-Célestin doivent faire preuve de patience, la Régie d’aqueduc de Grand Pré a corrigé son problème d’affaissement de sol. Comme prévu, les travaux menés à proximité d’une de ses conduites située à Sainte-Ursule ont été terminés à la fin du mois de juin. Un glissement de terrain survenu à la mi-avril a emporté une grande portion de terre sous cette conduite qui a été endommagée en raison du poids de la masse de terre située au-dessus.

Quelque 220 000 $ ont été nécessaires pour faire les travaux. Plus de la moitié de la facture sera absorbée par le gouvernement du Québec.

«Le ratio est correct, on est dans une bonne équité», note Barbara Paillé, présidente de la Régie.

La part de la Régie a été payée à même le surplus et le budget de 2017. Selon Mme Paillé, ces travaux auront un impact marginal sur la quote-part de 2018 des sept municipalités membres.

À Bécancour, une partie du boulevard du Danube s’est affaissée le 10 avril. Une autopatrouille de la police de Wôlinak s’est d’ailleurs coincée dans la section affaissée de la route. Celle-ci a été réparée dans les jours suivants. Quelque 20 000 $ ont été investis par la Municipalité qui a bien l’intention de profiter du programme d’aide du gouvernement du Québec. 

La section du chemin Rivière-à-Veillet emportée le 2 mai à la suite des pluies a été réparée dans les semaines suivantes à Sainte-Geneviève-de-Batiscan. La circulation a repris au début du mois de juin sur cette route appartenant au MTQ, ce qui fait que la Municipalité n’a rien déboursé pour ces travaux.