La route 349 lors des inondations du printemps dernier.

Route 349: une solution pour être au sec

Saint-Paulin — Depuis le temps que Saint-Paulin et Saint-Alexis-des-Monts réclament le rehaussement d’une portion de la route 349 pour éviter les inondations, voilà que des travaux visant à remonter le niveau de façon temporaire seront complétés d’ici novembre, ce qui permettra de mettre fin aux épisodes de fermeture de route durant les crues printanières.

Les usagers de cette route reliant Saint-Paulin à Saint-Alexis ont remarqué depuis quelques semaines la présence de ce chantier situé au sud du pont Allard, sur le territoire de Saint-Paulin. Le ministère des Transports investit 600 000 $ dans des travaux qui consistent à ajouter une couche de gravier et de l’asphalte.

«Le rehaussement d’une section de la route 349 se fait sur 500 mètres de distance. Le rehaussement est d’environ 30 cm», explique Martin Girard, porte-parole du MTQ, qui ignore pour quelles raisons ce projet a pris tant de temps à être réalisé malgré les demandes faites par le niveau municipal depuis plus d’une décennie.

Le niveau de la route est remonté à l’endroit où la rivière du Loup déborde fréquemment au printemps. L’inondation de cette portion de route force régulièrement sa fermeture, ce qui oblige les automobilistes qui se dirigent vers Saint-Alexis ou qui en proviennent à faire un détour par Saint-Didace.

Une rencontre a eu lieu à Saint-Alexis en juin entre des représentants du MTQ et les maires Michel Bourassa (Saint-Alexis) et Serge Dubé (Saint-Paulin). À l’origine, le MTQ venait présenter un projet de rehaussement permanent sur environ 1,5 km, mais qui présentait de nombreuses exigences.

«Comme on est en zone humide et inondable, ça exige des études pour le ministère de l’Environnement. Les spécialistes doivent répondre à une série de questions. On a dit qu’on pouvait faire un essai pour voir si ça marche. Si ça ne marche pas, ça ne donne rien de faire un rehaussement permanent», explique M. Dubé.

Saint-Alexis avait été confrontée à une situation semblable sur la rue Saint-Joseph qui était fréquemment submergée. Michel Bourassa a suggéré d’appliquer la même recette, soit de mettre une bonne couche de gravier recouverte d’une surface de roulement.

«Le MTQ nous parlait des études sur la hauteur de l’eau, de l’expropriation parce qu’il faut tasser la route, que ça prendrait deux ou trois ans avant que ça se fasse. Je leur ai dit que ça n’avait pas de bon sens. On croyait que les travaux se faisaient maintenant. Sur Saint-Joseph, on a ajouté un pied de gravelle et de l’asphalte. On n’a jamais eu de problème. Ils ont posé des questions. En août, le MTQ nous appelle pour mentionner qu’il retient notre idée», ajoute le maire de Saint-Alexis.

Saluant le travail du député Simon Allaire dans ce dossier, les maires Dubé et Bourassa sont satisfaits de la mise en place de cette solution temporaire.

«C’est un test en vue de la prochaine crue des eaux, indique Serge Dubé. On demande que, si le test est concluant, on laisse ça jusqu’aux travaux de rehaussement permanent.»

«Le but du rehaussement est que le monde soit libéré du problème des inondations, ajoute Michel Bourassa. On parle de la sécurité des citoyens. Si quelqu’un fait une crise cardiaque, il doit être transporté par ambulance vers Trois-Rivières. Habituellement, ça se fait en une quarantaine de minutes. En passant par Saint-Didace, c’est une heure et demie.»

Selon Simon Allaire, le gouvernement devait agir promptement afin de régler cette situation.

«Il était important pour moi de faire un suivi rapide et serré dans ce dossier pour assurer la sécurité des citoyens et permettre l’accès aux municipalités qui se trouvaient isolées ou très difficilement accessibles au plus fort des inondations», déclare par voie de communiqué le député de Maskinongé, en soulignant la collaboration des partenaires.

D’après les données du MTQ, 1530 véhicules circulent quotidiennement à cet endroit, dont quelque 125 camions lourds.