Le chef de la CAQ a profité de sa visite pour rencontrer des festivaliers d’un peu partout au Québec.

Rodéos à Saint-Tite: «Les animaux sont bien traités»

Saint-Tite — C’est quasiment jamais arrivé depuis le début de la présente campagne électorale que les chefs des principaux partis soient d’accord sur un point. C’est cependant le cas relativement à la tenue des rodéos comme ceux du Festival western de Saint-Tite. Après Philippe Couillard et Jean-François Lisée, voilà que François Legault se porte à la défense de l’activité phare du populaire événement qui bat présentement son plein.

De passage dans les bureaux du Nouvelliste dans le cadre d’une entrevue éditoriale, le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) s’est exprimé catégoriquement en faveur des rodéos au Festival western de Saint-Tite. Il a également profité de la tenue d’une mêlée de presse à son arrivée dans la petite localité qui est présentement envahie par les festivaliers pour le répéter. Il a aussi tenu des propos allant en ce sens, il y a quelques jours, en déclarant que pour une rare fois, il était d’accord avec le chef libéral et actuel premier ministre, Philippe Couillard.

«J’aime ça! Je suis venu à quelques reprises et j’en ai vu souvent des rodéos. Ça m’impressionne! Je pense que les animaux sont bien traités», a-t-il répondu à la question que tous les journalistes régionaux qui prenaient part à la mêlée de presse voulaient lui poser. Fait à noter, il a également été questionné en anglais sur le même sujet par un représentant du quotidien montréalais The Gazette.

En ce qui concerne les vérifications qui sont effectuées afin de s’assurer que les animaux participant à ces compétitions sont vraiment bien traités et qu’ils sont en mesure d’être montés, domptés et attrapés par des cow-boys, le leader caquiste a simplement indiqué qu’il considérait que les mesures qui sont prises actuellement sont suffisantes.

Le chef de la CAQ a profité de sa visite pour rencontrer des festivaliers d’un peu partout au Québec.

Les propos du visiteur du jour ainsi que ceux de ses homologues libéral et péquiste sont comme de la musique aux oreilles des dirigeants de l’événement. Interrogés alors qu’ils attendaient l’arrivée du chef de la CAQ, le président du comité organisateur du Festival ainsi que celui de son conseil d’administration, Benoît Montreuil et Francis Trépanier, se sont dits emballés par ces appuis.

«C’est une tape dans le dos pour nous. Ça vient confirmer que nous faisons bien les choses et que nous les faisons de façon professionnelle. Ça nous encourage que les gens le voient», a mentionné M. Montreuil.

François Legault était accompagné des candidats Marie-Louise Tardif (Saint-Maurice–Laviolette), Simon Allaire (Maskinongé), Sonia LeBel (Champlain) et Jean Boulay (Trois-Rivières) lors de son passage au Festival western de Saint-Tite.

De plus, les deux hommes soutiennent qu’ils n’ont pas peur que ces belles paroles ne soient que des promesses électorales et que les élus fassent marche arrière lorsqu’ils devront vraiment intervenir.

«Le fait d’avoir l’appui des trois principaux partis présentement, c’est encourageant. Il ne faut pas oublier que l’on doit attendre la sortie du rapport qui se fera au printemps 2019. Mais les gens sont venus ici et ont vu ce que l’on fait et que nous sommes sérieux», a poursuivi M. Trépanier.

Toujours dans le domaine des chevaux, le politicien a été interpellé par un festivalier relativement aux courses sous harnais et au fait que le seul hippodrome toujours en opération au Québec est celui de Trois-Rivières. L’homme déplorait notamment qu’il n’y ait plus de courses de chevaux à Montréal depuis la fermeture de l’hippodrome Blue Bonnets.

«Je suis d’accord que ça vaut la peine de regarder ça», a mentionné M. Legault.

L’endroit à ÊTRE AU QUÉBEC
Comme la plupart de ses adversaires, M. Legault tenait à visiter Saint-Tite afin de prendre le pouls des festivaliers relativement à la campagne en cours.

«Tout le Québec est à Saint-Tite pendant le Festival! Je ne viens pas seulement voir les gens d’ici, je viens voir le Québec. C’est la place à être au Québec», a-t-il lancé avant d’ajouter qu’il possédait un chapeau de cow-boy mais qu’il ne l’avait pas revêtu pour l’occasion car il considère que ça ne lui fait pas bien.

Après avoir répondu aux questions des journalistes, il s’est rendu à la rencontre des festivaliers, accompagné de sa garde rapprochée et des candidats Jean Boulet, Marie-Louise Tardif, Sonia LeBel et Simon Allaire. Même s’il y avait peu de monde dans les rues en ce début de semaine comparativement à la marée humaine qui les envahit les week-ends, il a tout de même été approché par plusieurs personnes qui voulaient s’entretenir avec lui quelques instants et se faire prendre en photo en sa compagnie.