Robert Aubin renonce à la course à la mairie de Trois-Rivières. Le député du NPD sollicite un troisième mandat dans la circonscription de Trois-Rivières.

Robert Aubin sollicitera un troisième mandat

Trois-Rivières — Le député fédéral de Trois-Rivières, Robert Aubin, a finalement arrêté son choix concernant son avenir politique. Ce n’est pas vers la mairie de Trois-Rivières qu’il se tournera, mais bien vers la sollicitation d’un troisième mandat à titre de député du NPD dans la circonscription de Trois-Rivières pour les prochaines élections fédérales, à l’automne.

M. Aubin, qui avait laissé savoir il y a quelque temps qu’il était en sérieuse réflexion pour se lancer dans la course à la mairie, confie que les nombreux appuis manifestés par certains citoyens ont fait que sa réflexion était devenue intense et grisante, mais qu’il était de l’autre côté également sollicité fortement par d’autres pour demeurer en poste et même revenir au fédéral. C’est véritablement la fin de semaine dernière qu’il a arrêté son choix final.

«Ce n’est pas facile de recevoir une telle dose d’amour et de confiance sans s’y perdre un peu. Les deux sont passionnants. La politique me passionne à tous les niveaux. Mais ce qui, au bout du compte, a fait pencher la balance, c’est que j’ai déjà un mandat. J’ai plein de dossiers sur lesquels je travaille depuis des mois, des années, et que j’aimerais bien voir aboutir», résume Robert Aubin.

Parmi ces dossiers, il évoque la révision de la norme pour la pyrrhotite, le train à grande fréquence, le développement de l’aéroport et surtout les changements climatiques. «Quelle est l’offre que les partis politiques vont faire pour lutter contre les changements climatiques? Là-dessus, désolé, mais conservateurs et libéraux sont totalement discrédités. On travaille au NPD à une offre passablement audacieuse. Il faut s’inspirer de grands mouvements comme ceux qu’on voit aux États-Unis pour proposer un changement majeur. Ça fait des années qu’on se fait dire que l’économie et l’environnement doivent marcher main dans la main, j’en suis. Mais quand on voit que les gestes posés vont tout à fait à l’encontre, il est temps qu’on nous offre quelque chose d’autre et j’ai le goût d’être de ce combat-là pour offrir à mes enfants une planète en santé», mentionne-t-il.

Sa réflexion quant à la mairie de Trois-Rivières pourrait-elle lui nuire lors de la prochaine campagne fédérale? «Je pense que l’inverse aurait été pire. Si j’avais dit oui à la mairie, on aurait dit que j’allais à la mairie parce que mon parti n’est pas très haut dans les sondages. J’ai dit non, j’ai choisi sur des valeurs profondes et les passions qui m’animent au moment où la décision devait être prise. Je ne suis pas en train de dire que la politique municipale ne m’intéresse plus. Je suis en train de dire qu’au moment où je devais prendre la décision, mes passions premières demeurent pour le fédéral», note-t-il.

Robert Aubin reconnaît que les performances de son parti sont actuellement loin de ce qu’elles ont déjà été, mais garde confiance que l’offre qu’il a à faire aux Trifluviens en est une honnête et intéressante et que les électeurs sauront faire le bon choix. «Depuis que les libéraux ont reculé avec leur engagement de réformer le mode de scrutin, on se retrouve avec le même dilemme, c’est-à-dire qu’un électeur, par un seul vote, doit choisir un chef, une plate-forme et un candidat. Si j’arrive à rallier les trois dans la tête d’un électeur, merveilleux! Si j’en ai deux sur trois parce qu’on n’aime pas mon chef, c’est encore bon. Mes valeurs sont là. Ce que j’ai à offrir aux Trifluviens, c’est ça», lance-t-il.