Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette - Saint-Maurice.
Marie-Louise Tardif, députée de Laviolette - Saint-Maurice.

Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi: Marie-Louise Tardif souhaite un pas de recul

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
SHAWINIGAN — La députée de Laviolette - Saint-Maurice, Marie-Louise Tardif, est convaincue qu’il existe une solution pour éviter la fermeture de Revitalisation des quartiers Saint-Marc - Christ-Roi, le 21 février. Elle invite la direction à explorer toutes les avenues possibles et les partenaires du milieu à se manifester rapidement pour éviter le pire.

Sans engagement concret pour la poursuite des activités, la coordonnatrice de Revitalisation des quartiers Saint-Marc – Christ-Roi, Karine Petitclerc-Lapointe, a annoncé la fermeture du service dans moins de deux semaines, en raison d’un manque de liquidités. L’organisme offre plusieurs services depuis 2005, dont ceux de maison de répit pour les parents exténués ou l’accompagnement auprès d’aînés.

«C’est un organisme essentiel», tranche Mme Tardif. «On ne peut pas se passer d’un service comme ça à Shawinigan.»

Revitalisation des quartiers Saint-Marc – Christ-Roi a essuyé un refus du ministère de la Famille pour obtenir une reconnaissance en tant qu’organisme communautaire Famille. La députée fait remarquer que les fonctionnaires ont simplement suivi la recommandation de la Fédération québécoise des organismes communautaires Famille, confirmée par écrit vendredi.

Dans une perspective plus large, la députée rappelle que cet enjeu de financement récurrent des organismes communautaires ressort aux quatre coins du Québec.

«Tout le monde a le même problème», constate-t-elle. «Ces organismes ont de l’argent par projet et c’est difficile pour tout le monde. Ça a été bâti comme ça et c’est la même chose à travers la province. Il faut revoir ça au complet.»

Au-delà de ces enjeux administratifs, Mme Tardif est convaincue que le milieu peut trouver une solution temporaire afin d’assurer un financement d’ici le début de l’été, le temps de trouver une solution permanente, peut-être dans le cadre du prochain budget.

«Qu’il soit sous un chapeau Famille ou Services sociaux, ça reste de l’administration», laisse-t-elle tomber. «Quand on n’entre pas dans des critères, ça ne veut pas dire que l’organisme n’est pas essentiel. Soit qu’il change sa mission, soit qu’il change ses actions.»

Mme Tardif suggère notamment à la coordonnatrice de formuler une demande au Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie et du Centre-du-Québec, compte tenu des actions posées l’an dernier.

«Si ça ne cadre pas à la famille, préparons un dossier pour la santé et les services sociaux», propose-t-elle. Mme Tardif ajoute même qu’une fonctionnaire attend l’appel de cet organisme pour l’aider à préparer une nouvelle demande.

Mme Petitclerc-Lapointe confirme que cette démarche sera effectuée, mais elle se retrouve toujours devant un manque de liquidités à court terme.

«Le 21 février, ça demeure une fin de service pour les projets actifs», réitère-t-elle. «À moins qu’on travaille très, très vite... À un moment donné, il faut être responsable et établir une date au-delà de laquelle on ne peut pas se rendre. En parallèle, on met toujours l’épaule à la roue en espérant que quelque chose débloque.»

Manifestation

Mme Petitclerc-Lapointe confirme qu’une manifestation de parents déçus se prépare au bureau de Mme Tardif, lundi prochain.

«On trouve important que la population mentionne qu’elle utilisait ces services», indique la coordonnatrice. «L’idée n’est pas d’accuser Mme Tardif, mais il faut que le message puisse passer.»

La députée de Laviolette - Saint-Maurice ne s’offusque pas de cette démarche, mais elle croit que le gouvernement du Québec ne doit pas porter le bonnet d’âne.

«Je trouve que l’organisme met beaucoup de pression à la dernière minute», glisse la députée. «Ce que je n’aime pas, c’est que le blâme est dirigé vers le ministère (de la Famille). Pourtant, c’était impossible qu’il aille à l’encontre de la recommandation de la fédération.»

«Il existe une procédure», termine la députée. «Ce n’est pas en ne la suivant pas et en allant dans les journaux qu’on va gagner quelque chose. Elle trouve que ça ne va pas assez vite, mais moi je dis qu’il faut utiliser les structures qui existent.»