François-Philippe Champagne

Rétrospective 2015: les dix événements de l'année en politique

François-Philippe Champagne, le conquérant
Après avoir sillonné les quatre coins du comté de Saint-Maurice-Champlain pendant deux ans dans le but de succéder à Lise St-Denis, le libéral François-Philippe Champagne a atteint son but en se faisant élire député fédéral aux élections du 19 octobre. À défaut d'accéder au cabinet Trudeau, ce gestionnaire d'entreprises internationales a été nommé secrétaire parlementaire du ministre des Finances, Bill Morneau.
<p>Louis Plamondon</p>
Louis Plamondon, le dernier des Mohicans
Après avoir résisté à la vague orange de 2011, le député du Bloc québécois dans Bécancour-Nicolet-Saurel aura réussi un nouvel exploit: conserver son siège pour un dixième mandat sur la scène fédérale. Élu la première fois en 1984 sous la bannière conservatrice, l'homme de 72 ans est donc resté imbattable. Et pour une troisième fois, il aura eu le privilège de présider la Chambre des communes en tant que doyen.
<p>Donald Martel</p>
Donald Martel, le lanceur d'alerte
Même s'il est membre de la deuxième opposition à l'Assemblée nationale, le député de la CAQ dans Nicolet-Bécancour, n'a pas hésité pas à intervenir plus d'une fois sur la place publique pour dénoncer la vente d'équipements de Gentilly-2 par Hydro-Québec ou, encore, réclamer la mise en place d'un centre d'expertise. Responsable de la Mauricie pour sa formation politique, il a décoché plusieurs flèches à l'endroit du ministre régional Jean-Denis Girard.
<p>Jean-Denis Girard</p>
Jean-Denis Girard, la force tranquille
Le ministre régional Jean-Denis Girard mène discrètement sa barque, ce qui ne l'empêche pas de participer à plusieurs annonces importantes, tantôt au plan économique, avec les nombreuses contributions de son gouvernement via le Fonds de diversification économique et l'appui à Kruger pour la conversion de sa production, tantôt au plan de la santé, avec la confirmation de la phase 2 de l'agrandissement du pavillon Sainte-Marie.
<p>Sylvie Roy</p>
Sylvie Roy, l'indépendante
Une Latuquoise d'origine fut au coeur d'un coup de théâtre au sein de la Coalition avenir Québec. En effet, la députée d'Arthabaska a claqué la porte de son parti pour siéger comme indépendante. Manifestement, le courant ne passait plus entre la politicienne, élue pour la première fois en 2003 dans Lotbinière, et son chef François Legault. La CAQ lui demandait de changer son comportement tandis que Sylvie Roy plaidait pour une plus grande liberté d'action.
<p>Dominic Therrien</p>
Dominic Therrien, la recrue étoile
Même s'il a été battu dans Trois-Rivières, le candidat conservateur a su se distinguer au cours de la campagne électorale, entre autres, dans le dossier du niqab. Spécialisé en droit de l'immigration, cet avocat s'était fait connaître, à l'époque, comme joueur professionnel de baseball au sein de l'organisation des Braves d'Atlanta. Non seulement a-t-il eu droit à deux visites de son chef Stephen Harper, mais l'homme fut l'un des rares candidats défaits à tenter d'expliquer la déroute de son parti.
<p>Julie Boulet</p>
Julie Boulet, la résiliente
Humiliée par son passage éprouvant devant la Commission Charbonneau en mai 2014, l'ancienne ministre libérale Julie Boulet a fait profil bas en 2015. Néanmoins, l'année se termine sur une bonne note pour la députée de Laviolette, ne faisant pas l'objet d'un blâme public dans le rapport. De plus, elle a pu constater avec soulagement une dissension des commissaires sur l'existence d'un lien entre contrats publics et dons politiques au provincial. Les intervenants de la région verraient d'un bon oeil son retour au sein de l'équipe ministérielle.
<p>Yvon Boivin</p>
Yvon Boivin, le désillusionné
Le président de la Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite, Yvon Boivin, a décidé de faire le saut en politique sous la bannière libérale dans Trois-Rivières. Malgré la victoire de son parti, il n'a pu déloger le député sortant du NPD, Robert Aubin, avec lequel il se sera particulièrement chamaillé en fin de campagne. L'homme aura mal digéré la défaite, surtout après les six années consacrées à la cause de la pyrrhotite.
<p>Ruth Ellen Brosseau</p>
Ruth Ellen Brosseau, la réhabilitée
Ridiculisée lors de sa première élection en 2011 sans avoir fait campagne, se permettant même un saut à Las Vegas en pleine course, la députée du NPD, Ruth Ellen Brosseau, aura fait mentir ses détracteurs en se faisant réélire facilement dans Berthier-Maskinongé, sans l'effet Jack Layton. Sa dernière performance aura même été aux antipodes de celle enregistrée par son parti. Non seulement la vedette montante du NPD a-t-elle conservé son siège avec 42 % des voix exprimées, mais elle a même amélioré sa majorité.
<p>Jean-Martin Aussant</p>
Jean-Martin Aussant, l'enfant prodigue
Deux ans après son propre exil et un mois après avoir plaidé la fin de tous les exils lors des funérailles de son père spirituel, Jacques Parizeau, l'ancien chef fondateur d'Option nationale, Jean-Martin Aussant, est finalement revenu au Québec pour assumer la direction générale du Chantier de l'économie sociale, en remplacement de l'emblématique Nancy Neamtam. L'homme s'était fait connaître comme député du Parti québécois dans Nicolet-Yamaska, de 2008 à 2011, avant d'être défait sous la bannière d'Option nationale en 2012.