Le maire de Shawinigan, Michel Angers.
Le maire de Shawinigan, Michel Angers.

Retour des mesures de confinement: Shawinigan suit la situation de près

Mathieu Lamothe
Mathieu Lamothe
Le Nouvelliste
Shawinigan — Loin de se mettre la tête dans le sable relativement à l’augmentation du nombre de cas de COVID-19, le maire de Shawinigan, Michel Angers, soutient néanmoins que son administration n’adoptera pas, pour l’instant du moins, de mesures plus strictes que celles imposées par la Santé publique afin de diminuer les chances que la région passe éventuellement au rouge.

La Ville de Shawinigan n’imitera donc pas celle de Trois-Rivières, qui a annoncé mercredi qu’elle priorisait désormais notamment le service de commandes en ligne pour le prêt de documents aux bibliothèques dès la semaine prochaine et mettait en place des mesures qui affecteront l’assistance dans les arénas. De plus, tous les employés de la Ville seront invités à favoriser le télétravail.

«Au moment où on se parle, nous sommes dans une zone orange. Si on ne veut pas basculer, il faut respecter les règles. Mais on ne commencera pas tout de suite à priver les citoyens d’avantages qu’ils ont car nous sommes moins pires que d’autres régions. Mais on suit la situation de près et l’évolution de la pandémie chez nous», assure le maire Angers.

Par contre, il ne cache pas que des scénarios impliquant des mesures de confinement ressemblant à celles du printemps dernier sont présentement envisagés et pourraient être mis en place à l’hôtel de ville ainsi que dans les autres services municipaux.

«On va suivre les recommandations de la Santé publique. S’il faut s’astreindre à tenir des rencontres en visioconférence, on va le faire. On est sur le point de décider que cette conférence de presse [celle relativement à la sécurité routière qui a eu lieu jeudi avant-midi] sera la dernière en ‘‘présentiel’’. S’il faut montrer l’exemple, on va le montrer», indique-t-il.

En ce qui a trait au rôle des forces policières dans la mise en place des mesures sanitaires et de distanciation, il est d’avis que ça pourrait être une bonne chose qu’elles soient mises à contribution afin de serrer la vis aux récalcitrants.

«Ce n’est pas la Ville qui peut imposer quoi que ce soit à la Sûreté du Québec. Ils sont autonomes et ils font leurs choses», tient-il à préciser.

Du côté de la Sûreté du Québec, on indique que le dernier décret adopté par le gouvernement du Québec est présentement à l’étude afin d’élaborer un plan de match qui sera appliqué à la grandeur du territoire couvert par le corps de police provincial.