La députée Marwah Rizqy suggère de faire appel aux étudiants des universités pour le retour à l'école.
La députée Marwah Rizqy suggère de faire appel aux étudiants des universités pour le retour à l'école.

Retour à l’école: «On doit assurer le service aux enfants vulnérables»

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation et d’enseignement supérieur, Marwah Rizqy, suggère de faire appel aux étudiants au baccalauréat en éducation pour faciliter le retour en classe et surtout, pour s’assurer que les ressources dédiées aux élèves en difficulté soient disponibles pour eux.

«Les ressources des enfants vulnérables vont devoir être redéployées, car il manque d’enseignants […] Pour nous c’est très important de protéger les enfants vulnérables et leurs ressources dédiées c’est-à-dire les orthopédagogues, orthophonistes, éducateurs spécialisés, etc. C’est important de ne pas déshabiller Pierre pour habiller Paul dans ce cas-ci», lance Marwah Rizqy.

Cette dernière implore le gouvernement de demander aux étudiants au baccalauréat en éducation et en adaptation scolaire de prêter main-forte dans les écoles.

«On constate que ça n’a pas été fait et qu’on prend les ressources des enfants vulnérables pour aider dans le réseau. On doit assurer le service aux enfants vulnérables. C’est d’ailleurs la raison principale qu’on nous a donnée pour ouvrir les écoles», affirme la députée.

«Il y a un peu plus de 18 000 étudiants disponibles. Il y a 12 facultés au Québec, il y en a à Rimouski, en Abitibi, en Estrie, en Mauricie, en Outaouais… Si on prend les étudiants de 3e et 4e année, ça donne 9000 étudiants qui sont capables de donner un coup de main. Je suis moi-même enseignante à l’université et je crois beaucoup à l’enseignement pratique. C’est une expérience qui pourrait se créditer, comme un stage […] Il ne faut pas sous-estimer l’aide des étudiants, il y en a plusieurs qui veulent donner un coup de main», ajoute-t-elle.

Pour Marwah Rizqy, le problème c’est qu’on avait un calendrier, mais pas de plan. Ce n’est pas la date de retour à l’école qui l’inquiète, c’est la logistique.

Elle souligne également que les inquiétudes sont vives pour les parents des élèves avec un handicap ou une difficulté d’apprentissage et d’adaptation qui ont «vraiment besoin de ces ressources dédiées pour leur enfant».

«C’est un enfant sur cinq dans le réseau qui est dans cette situation-là. […] En situation de guerre, l’important c’est la communication et d’avoir des directives très claires pour rassurer les gens.»

La députée estime toutefois que les régions étaient prêtes à rouvrir les écoles. «J’avais demandé qu’on garde les barrages routiers, parce que là, ce n’est plus un déconfinement progressif. Il faut faire cela de façon graduelle, il ne faut pas le faire n’importe comment», note Marwah Rizqy.

La porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation et d’enseignement supérieur estime qu’il faut mobiliser rapidement les étudiants.

«Il ne faut pas attendre trop longtemps avant de demander de l’aide, c’est maintenant qu’on en a besoin pour les écoles. Pour les enfants vulnérables, il faut absolument garder les ressources dédiées pour eux», a-t-elle conclu.