La Ville souhaite obtenir plus de restrictions sur la rivière Saint-Maurice et interpelle Transports Canada.
La Ville souhaite obtenir plus de restrictions sur la rivière Saint-Maurice et interpelle Transports Canada.

Restrictions sur la rivière Saint-Maurice: une première étape franchie avec Transports Canada

Paule Vermot-Desroches
Paule Vermot-Desroches
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — La Ville de Trois-Rivières vient de franchir une première étape auprès de Transports Canada dans son objectif de voir des restrictions être appliquées sur la navigation sur la rivière Saint-Maurice. Si le dossier aboutit, ces restrictions pourraient vouloir dire la fin des sports tractés comme le wakeboard de même qu’une limitation de vitesse des embarcations motorisées, motomarines incluses. Le tout devra faire l’objet de consultations publiques au cours des prochains mois.

Selon le conseiller municipal Pierre Montreuil, à l’origine de ces démarches, ces restrictions amèneraient une meilleure cohabitation de toutes les embarcations sur la rivière Saint-Maurice, en plus d’assurer la sécurité des plus vulnérables sur la rivière et de diminuer l’érosion des berges, un problème qui touche de nombreux riverains.

Déjà cet été, des actions avaient été prises, dont l’installation de bouées, en collaboration avec des groupes citoyens et des organisations concernées par l’utilisation du delta de la rivière.

Or, les restrictions visées vont plus loin. On parle d’interdire toute forme de sport tracté, comme le wakeboard, et ce, sur tout le delta de la rivière, allant en amont de la plage aux chiens jusqu’au fleuve Saint-Laurent. Pierre Montreuil indique que selon Nautisme Québec, ce type de sport ne devrait se pratiquer qu’à 300 mètres des berges. Or, la rivière fait plus ou moins 250 mètres de large. Il serait donc impensable de respecter cette distance au milieu de la rivière.

Par ailleurs, on parle aussi d’une diminution de la vitesse pour les embarcations à moteur à 5 km à l’heure. Cette restriction s’appliquerait également aux motomarines.

Récemment, des demandes préliminaires en ce sens ont été présentées à Transports Canada, des demandes qui ont été acceptées. Toutefois, avant qu’elles ne soient applicables, la Ville devra franchir une série d’étapes. La prochaine étape consistera à la tenue de consultations publiques au cours desquelles seront recueillies des propositions de mesures alternatives. Ces mesures alternatives devraient être mises en application pendant une saison au minimum afin d’être analysées.

Or, étant donné que la Ville a déjà mis en place certaines mesures alternatives, dont l’installation de bouées, elle estime partir avec une longueur d’avance sur l’analyse de certaines de ces mesures, ce qui pourrait accélérer le processus.

Elle devra en outre expliquer à Transports Canada les enjeux environnementaux et de sécurité publique qui se greffent à sa volonté d’en venir à l’imposition de ces restrictions.

«Si on devait voir le projet aboutir, nous pourrions penser jusqu’à une réserve naturelle où tous et toutes pourraient circuler plus paisiblement», est d’avis Pierre Montreuil.