Hôtel de ville de Shawinigan
Hôtel de ville de Shawinigan

Responsabilités accrues pour Me Yves Vincent

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
(Shawinigan) Lentement mais sûrement, l’administration de la Ville de Shawinigan poursuit son exercice de réingénierie amorcé depuis un peu plus de deux ans. Lors de la dernière séance publique du conseil municipal, les élus ont approuvé de nouveaux changements qui ajoutent une importante charge de travail au greffier, Me Yves Vincent.

Dans le cadre de ce qu’elle définit comme son «architecture des processus», la Ville a décidé de fusionner deux départements, pour ainsi former le Service du greffe et des affaires juridiques. Me Vincent dirigeait déjà le service du greffe depuis plusieurs années. Par ailleurs, Me Annie Pagé, ex-directrice des affaires juridiques, a quitté l’hôtel de ville au début de l’été. Le conseil municipal a donc entériné la nomination de Me Vincent à titre de greffier et de directeur du Service du greffe et des affaires juridiques. Me Pagé occupe les mêmes fonctions à la Ville de Trois-Rivières depuis le 5 juillet.

Par ailleurs, au cours de la même séance, les élus ont confirmé l’abolition du poste de directeur général adjoint, à la suite du départ à la retraite de Harold Ellefsen en juin. Ses responsabilités échoiront toutefois à Me Vincent. Ainsi, son titre deviendra «directeur du Service du greffe et des affaires juridiques et directeur général adjoint administratif».

La dernière partie de ses nouvelles responsabilités ne deviendra effective que le 4 février 2018. Présentement, Me Vincent agit à titre de président d’élection en vue du scrutin du 5 novembre.

Évidemment, le haut fonctionnaire bénéficiera d’un ajustement salarial pour tenir compte de ses nouvelles responsabilités. Son traitement annuel passera ainsi de 110 000 $ à 130 000 $, soit la rémunération qui était auparavant attribuée au directeur général adjoint. En considérant la combinaison des tâches, le maire de Shawinigan, Michel Angers, se dit très satisfait de la tournure des événements.

«Nous avons fait un assez bon coup avec ça», laisse-t-il tomber.

En ajoutant la fusion des services de l’aménagement et de l’environnement et des services techniques annoncée à la fin 2016, M. Angers fait remarquer que cette architecture des processus a permis de faire passer le nombre de directeurs de 12 à 9 dans l’organigramme de la Ville. 

Cette grande réingénierie n’est toujours pas complétée. M. Angers reconnaît que certains retards ont été observés, lui qui voulait terminer le processus au printemps dernier. 

«J’aurais souhaité qu’on aille un peu plus vite, mais c’est plus long», convient-il. «Il y a des gens là-dedans.»