Un incendie est survenu en avril 2013 à la Villa des colombes, une résidence pour personnes âgées située dans le secteur de Cap-de-la-Madeleine. La résidence certifiée avait réalisé un exercice de prévention en 2012, ce qui a certainement contribué à la qualité de l'évacuation: le feu n'a causé aucun mort et aucun blessé.

Résidences pour aînés: des mesures de sécurité assez strictes

Dans le milieu des résidences pour aînés, personne ne peut se dire totalement à l'abri d'un incendie comme celui qui a ravagé hier une résidence à L'Isle-Verte. Mais les nombreuses normes fixées par le gouvernement du Québec via son cahier sur la prévention des incendies et l'évacuation font en sorte que les résidences offrent somme toute un bon niveau de sécurité.
À Place Belvédère de Trois-Rivières, on accueille 270 résidents répartis dans 235 logements. Le fait que la bâtisse soit de béton aide énormément à accroître la sécurité contre les incendies même si le recours à ce matériau n'est pas une exigence gouvernementale.
«L'édifice est en béton, on a des murs coupe-feu, un système de gicleurs partout: dans les aires communes, dans les appartements. Nos cages d'escalier sont ventilées, elles peuvent servir d'abri pour les gens qui ne peuvent pas sortir de la bâtisse et les pompiers le savent très bien. Et on a des portes coupe-feu dans les ailes. C'est vrai que personne n'est à l'abri. Mais ici, dans le pire des cas, c'est l'appartement qui brûle, la personne sort et c'est terminé», note Claude Lévesque, directeur adjoint de cette résidence pour aînés autonomes et semi-autonomes.
Cette résidence fait une évaluation de la capacité d'évacuation de ses résidents. Une couleur est attribuée à chacun d'entre eux et le code fait partie d'un cahier précisant les mesures d'évacuation, cahier qui est présenté aux pompiers lorsque ceux-ci répondent à un incendie.
«Je suis impressionné de voir comment le gouvernement est minutieux sur la prévention. Et on a une bonne collaboration de la part de l'agence de santé et du service d'incendie de Trois-Rivières», ajoute M. Lévesque, en soulignant que les pensées de l'équipe de Place Belvédère sont avec les gens touchés par ce drame à L'Isle-Verte.
Copropriétaire de la Villa harfang des neiges de Louiseville, Manon St-Antoine dirige une résidence de près de 80 habitants. Elle aussi doit dresser un plan d'intervention et d'évacuation en respect des exigences gouvernementales.
«Ça prend des extincteurs à différents endroits dans l'établissement. On a des boyaux d'arrosage sur les trois étages. Et on a des gicleurs dans l'unité des soins spécialisés pour les troubles cognitifs, car c'est une obligation. Ce n'est pas exigé ailleurs dans l'édifice et on n'en a pas», raconte Mme St-Antoine.
Le plan d'intervention comprend les exercices d'évacuation et la relocalisation des résidents. Ce plan fait l'objet d'une révision annuelle et les exercices d'évacuation se font aussi une fois par année.
«On fait le maximum pour éviter un drame comme celui de L'Isle-Verte, dit Mme St-Antoine. Le bâtiment respecte le code du bâtiment, les détecteurs de fumée sont vérifiés, les passages (qui conduisent aux sortiesd'urgence) sont dégagés, on a du personnel formé qui donne les ordres d'évacuation. On est à jour pour les exigences. On n'a pas le choix.»