Josée Magny, mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc.
Josée Magny, mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc.

Résidences de tourisme: Saint-Mathieu-du-Parc consultera sa population

SAINT-MATHIEU-DU-PARC — Après des mois de réflexion, Saint-Mathieu-du-Parc s’apprête à lancer une consultation auprès de sa population sur la question des résidences de tourisme du type Airbnb.

La Municipalité a mis en place un moratoire sur l’octroi d’accréditations pour obtenir le statut de résidence de tourisme, l’an dernier. Ce moratoire devait lui laisser le temps de préparer une réglementation pour mieux encadrer ce type d’activité.

Plus d’un an après l’entrée en vigueur de ce moratoire, voilà que la Municipalité lancera une consultation publique – en ligne, confinement oblige – sur la première mouture de son règlement.

«Il y avait une assemblée publique prévue le 17 mars, mais il a fallu la remplacer par une consultation menée sur deux semaines. Il y aura un avis public émis le 8 juin, avec un lien vers le projet de règlement et une présentation PowerPoint. Le lien va être envoyé à tous les citoyens situés en bord de lac et aux citoyens en processus d’accréditation», explique Josée Magny, mairesse de Saint-Mathieu-du-Parc.

Mme Magny indique que le conseil municipal étudiera les commentaires des citoyens et ajustera au besoin la version finale du projet de règlement.

Le règlement tel qu’il est actuellement proposé statuerait notamment sur les types d’embarcations permis sur les lacs, le nombre de personnes qui pourront être hébergées au même endroit et les documents requis pour les demandes. On prévoit également demander aux locateurs de fournir les coordonnées d’une personne qui demeurerait sur le territoire en leur absence, afin de répondre aux plaintes s’il y en a.

Pas un problème à Mékinac

La question des résidences de tourisme ne soulève pas les mêmes inquiétudes dans la MRC de Mékinac, apparemment.

«À date, il y a eu très peu d’incidents. On est un lieu de villégiature et on est très content d’avoir des visiteurs. C’est normal et ça fait rouler l’économie. Si les citoyens se plaignaient, ce serait une autre histoire, mais on a déjà des règlements sur les nuisances», indique le préfet Bernard Thompson.

«Jusqu’à présent, je n’ai pas vu, comme préfet, qu’il y avait urgence de légiférer», ajoute-t-il.