Sébastien Gauthier a accueilli Le Nouvelliste lundi matin à la résidence des Bâtisseurs de Louiseville.
Sébastien Gauthier a accueilli Le Nouvelliste lundi matin à la résidence des Bâtisseurs de Louiseville.

Résidence des Bâtisseurs: «J’ai pris la situation en mains», dit le président

LOUISEVILLE — «Pour moi, la situation est réglée. On a pris conscience de la problématique. Je suis un gars d’action. J’ai pris la situation en mains.»

Dans la tête de Sébastien Gauthier, les problèmes vécus à la résidence des Bâtisseurs seront bientôt chose du passé. Le président du groupe de 16 résidences au Québec passe du temps à Louiseville afin de discuter avec le personnel, les résidents et leurs familles afin d’apporter des solutions qui feront en sorte que la satisfaction des gens sera au rendez-vous.

Depuis une semaine, cette résidence de Louiseville fait la manchette concernant des allégations d’intimidation envers des résidents, de mauvaise qualité de nourriture livrée aux logements et de communication déficiente de la part de la direction. Sébastien Gauthier s’attend à ce que la plupart des irritants soient corrigés cette semaine, à commencer par la réouverture de la salle à manger. L’ajout de balançoires permettant à davantage de résidents de prendre l’air en respect des règles d’espacement physique est au menu, de même que la relance à court terme d’activités récréatives. En attendant d’avoir le résultat des tests d’efficacité du système de sécurité des résidents, les employés feront des rondes dans les logements, une recommandation du gouvernement. Un sondage sera lancé cette semaine afin de prendre les commentaires des résidents.

«Je veux aider les gens pour que ça marche», souligne le président lors d’une entrevue accordée lundi matin à la résidence des Bâtisseurs de Louiseville.

Pour bien saisir la situation, la haute direction du groupe a dépêché une gestionnaire et le directeur des ressources humaines à Louiseville.


« J’ai attitré une gestionnaire. Elle appuie les équipes, écoute les employés et les résidents. On essaie de prendre le meilleur diagnostic. Je veux savoir la source d’insatisfaction. »
Sébastien Gauthier

Se disant préoccupé par les allégations d’intimidation à l’égard de résidents, M. Gauthier veut vérifier la véracité de celles-ci et le contexte durant lequel des épisodes d’intimidation auraient pu se produire.

«J’ai plusieurs résidents qui sont venus me voir pour dire que c’est difficile à cause du confinement. Il y a des gens en détresse psychologique à cause du confinement (du soutien leur sera accordé). Il y a des gens qui sont heureux, des gens qui sont malheureux. Des gens parlent des problèmes de communication.»

La gestion a soulevé des questionnements autant de la part de membres de familles de résidents que d’employés. M. Gauthier assure que son groupe va donner les outils et superviser le travail de la direction locale.

«Est-ce que ça va régler la situation? Fort probablement. On va s’occuper de la situation.»

Un comité de relations de travail sera mis en place pour faciliter les échanges entre la direction et les employés qui passent aussi des moments difficiles à cause de la pandémie.

«Les employés sont essoufflés. C’est à cause de la pandémie et aussi par la pénurie de main-d’œuvre. On manque d’employés», mentionne M. Gauthier, qui croit qu’effectivement, la COVID-19 a eu d’énormes impacts sur la situation des Bâtisseurs à Louiseville, cette résidence ayant été marquée par des cas de coronavirus auprès d’employés.

Rencontre positive

Micheline Grenier, membre de la famille d’une résidente des Bâtisseurs, a rencontré Sébastien Gauthier lundi avant-midi afin de discuter de la situation. Elle est ressortie de sa réunion avec une bonne impression.

«Ça a été une rencontre positive. La salle à manger rouvre cette semaine. Les activités ludiques doivent recommencer cette semaine. La qualité des repas, ça ne va pas du tout. Il va évaluer ça. Le bar à salades sera rouvert, avec service. M. Gauthier a commencé à rencontrer les résidents et veut faire le tour pour avoir du feed-back. Je crois que ça va changer.»