Après un pause d’une semaine, c’est le retour à la table des négociations.

Reprise des négociations

Trois-Rivières — Les négociations entre l’Université du Québec à Trois-Rivières et le Syndicat des professeur(e)s ont repris, jeudi, après une pause d’une semaine.

Les parties avaient convenu de prendre un peu de repos à la suite d’une rencontre avec la ministre de l’Enseignement supérieur, Hélène David.

Juste avant cette pause, les parties avaient fait connaître de part et d’autre leur optimiste quant à la suite des choses.

Le négociateur en chef du SPPUQTR, René Lesage, avait indiqué au Nouvelliste qu’une entente de principe pourrait même intervenir dès la semaine du 9 juillet.

M. Lesage avait toutefois précisé que cette entente de principe, si elle survient, devra être soumise à ses membres, mais pas avant cet automne puisqu’on veut que le plus grand nombre possible de professeurs puissent exercer leur droit de vote.

Rappelons que juste avant cette pause, la direction de l’UQTR avait fait savoir, en signe de bonne foi, qu’elle embauchera assurément 24 nouveaux professeurs.

Ce déblocage dans les négociations fait suite à une entente prise entre la ministre David et le recteur, Daniel McMahon.

Ce dernier a expliqué que la ministre et lui s’étaient entendus pour qu’un certain nombre de projets soumis au ministère par l’UQTR soient acceptés. Or, ces projets seront générateurs de suffisamment d’argent pour donner une nouvelle flexibilité financière à la direction de l’établissement dans ces difficiles négociations.

Le recteur n’a toutefois pas voulu dévoiler la valeur de cette entente, mais le Syndicat a fait savoir qu’il veut en connaître les détails.

«On ne veut pas être le dindon de la farce», avait laissé entendre René Lesage au Nouvelliste, il y a quelques jours.

Le 15 juin dernier, à peine revenu de Québec où s’était tenue cette rencontre déterminante avec la ministre David, le recteur avait indiqué aux médias qu’il avait confiance de voir les négociations se régler rapidement.

Lors de cette rencontre, rappelons-le, les parties ont signé une entente selon laquelle il n’y aura ni lock-out ni grève d’ici le 4 septembre prochain afin de favoriser un meilleur climat. Elles se sont aussi engagées à négocier «dans un esprit d’ouverture» et ce, en présence d’un observateur mandaté par le ministère.