Le lien sera fermé en permanence la nuit.
Le lien sera fermé en permanence la nuit.

Réouverture du lien interrives de La Gabelle vendredi

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Saint-Étienne-des-Grès — Fermé pour une question de sécurité depuis le 11 juillet 2018 à la suite d’un accident entre un automobiliste et un piéton, le lien interrives de la Gabelle sera enfin rouvert le 2 octobre, vendredi, à partir de 16h30.

Le lien sera toutefois interdit d’accès à certains moments, jusqu’en novembre, en raison de travaux menés actuellement par Hydro-Québec sur son installation en exploitation.

Pour les prochaines semaines, le lien sera donc ouvert du lundi au jeudi inclusivement de 6 h à 8 h le matin et de 16 h 30 à 23 h. Il sera temporairement interdit d’accès de 8 h à 16 h 30. Il sera également ouvert certains vendredis, au besoin.

Le lien interrives sera aussi ouvert le samedi et le dimanche, de 6 h à 23 h.

Qu’il y ait ou non des travaux, ce tronçon sera désormais toujours fermé pour tous les utilisateurs de 23 h à 6 h.

Hydro-Québec prévient qu’elle peut fermer le lien sans préavis pour des besoins de maintenance ou lors de certaines conditions météorologiques particulières comme du verglas, par exemple.

Les usagers pourront recevoir une notification au sujet du statut du lien grâce à l’application Carecity qui peut être téléchargée sur un téléphone intelligent.

Le maire de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, Luc Dostaler, se réjouit évidemment, de la conclusion positive de ce dossier. Pour certains citoyens, dit-il, le détour imposé par la fermeture du lien pouvait signifier 15 minutes de plus le matin pour aller au travail et 15 autres de plus le soir. Des kilomètres qui, au final, coûtent cher en temps et en argent, plaide-t-il.

Afin de prévenir tout nouveau risque d’accident, Hydro-Québec avait exigé que des travaux de mise en place de mesures de sécurité soient exécutés.

L’investissement d’environ 250 000 $ a été défrayé par Hydro-Québec et par le Fonds d’aide au rayonnement des régions à raison de 50 % chacun. À cause de cette subvention, c’est Notre-Dame-du-Mont-Carmel qui est devenue le donneur d’ouvrage, indique la maire Dostaler. Ce dernier se dit satisfait du fait que, malgré la COVID et le confinement, les travaux aient été terminés avant la date limite imposée au contrat qui se terminait le 8 octobre.

Des glissières de sécurité ont été aménagées en bordure de la route des deux côtés du lien. On a également installé des doubles glissières de sécurité au centre de la chaussée des deux côtés du lien. Un nouveau sentier asphalté pour les cyclistes et les piétons a été aménagé à la sortie du lien du côté de Saint-Étienne-des-Grès et un marquage au sol a été tracé pour les piétons. On trouve également un affichage ajouré en bordure des deux côtés du lien.

Au cours des prochaines semaines, de nouvelles mesures seront ajoutées. Un dos d’âne sera installé, de même qu’un afficheur de vitesse. La durée d’ouverture de la barrière sera augmentée afin de permettre à plus de véhicules de passer à la fois et pour diminuer le nombre de véhicules dans la file d’attente. Les délais d’attente s’en trouveront donc réduits.

Rappelons que le lien interrives de La Gabelle est accessible au public depuis 1999. Pas moins de 1000 véhicules y circulent chaque jour, de même que des piétons, cyclistes, quadistes et membres de clubs équestres.

Hydro-Québec a tenté de sensibiliser le public à l’importance de la sécurité sur ce barrage dès 2003. Des mesures de sécurité, soit les barrières et gabarits, avaient été aménagées en 2006 et sont toujours en place. Malgré tout, un employé d’État a été heurté par un automobiliste en juillet 2018, donnant lieu à une longue fermeture et à l’ajout de mesures de sécurité encore plus sévères.

La formation d’un comité de travail mixte sur la sécurité a permis de rouvrir le lien cet automne. Il était composé des municipalités de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et de Saint-Étienne-des-Grès, de la Sûreté du Québec, d’Hydro-Québec et du ministère des Transports du Québec.

Les quatre députés de la région, Jean Boulet, Sonia LeBel, Simon Allaire et Marie-Louise Tardif, ont également collaboré au projet en permettant notamment aux municipalités touchées d’obtenir de l’aide financière du Fonds d’aide au rayonnement des régions.