Léonie, 9 ans et Philippe, 7 ans, sont arrivés à l’école en compagnie de leur père, Hugo Hamel et de leur mamie, Michèle Panneton.
Léonie, 9 ans et Philippe, 7 ans, sont arrivés à l’école en compagnie de leur père, Hugo Hamel et de leur mamie, Michèle Panneton.

Rentrée au CSS de la Riveraine: des écoles fortes de leur expérience en mai

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
NICOLET — Les 5165 élèves du Centre de services scolaire de la Riveraine étaient les premiers de la région à amorcer le retour à l’école, jeudi. Dans le cas du secondaire, il s’agissait d’un retour progressif, toutefois, qui se continuera vendredi et lundi.

À 7h30, Roxane Lang et sa fillette de 3 ans sont venues reconduire Olivier, 7 ans, qui amorce sa 2e année à l’école Curé-Brassard de Nicolet avec quelque 500 autres enfants du primaire. «Il y a de la fébrilité, comme les autres années, mais c’est différent. Olivier aurait aimé ça que je puisse l’accompagner à l’intérieur comme les autres années», raconte-t-elle. Les mesures sanitaires ne le permettaient pas, toutefois.

Mme Lang a dû laisser son garçon traverser seul la clôture de la cour d’école et se rendre comme un grand jusqu’au service de garde où le personnel de l’établissement l’attendait.

«On lui a expliqué ça comme on pouvait. Il est assez grand pour comprendre, mais ce petit bout-là, il le trouve un peu plus difficile», a-t-elle confié au Nouvelliste. «Il y a un petit pincement au cœur.»

Le directeur de l’école, Patrick Leblanc, se tenait tout près pour accueillir lui aussi les enfants. Monsieur Patrick, comme l’indiquait la petite carte qu’il portait autour du cou pour l’occasion, n’avait pour sa part pas d’inquiétude particulière face à cette rentrée hors de l’ordinaire. «C’est la deuxième rentrée en contexte de COVID», rappelle-t-il.

En fait, c’est comme s’il y avait eu comme une grande répétition générale, en mai dernier. Cette fois, «il y a plus d’élèves et un peu moins de règles. Ce n’est plus deux mètres, mais un mètre de distanciation quand ce ne sont pas des élèves de la même classe. Ce n’est pas plus complexe que c’était. Ça va bien», assure-t-il avec calme.

Avant, les parents pouvaient se rendre dans la cour avec leurs enfants le jour de la rentrée. Cela leur permettait de rencontrer les enseignants. «Quand les élèves entraient dans l’école, je faisais une rencontre avec les parents dans le gymnase pour expliquer des choses en lien avec l’école. On en profitait pour répondre aux questions», raconte le directeur. Cette fois, la rencontre prendra la forme d’un mot écrit, dit-il. «Cette année, ils doivent laisser leur enfant à la clôture comme c’est le cas en fait, pour toutes les autres journées de classe sauf la première journée», fait-il valoir. «On ne voit pas ça comme un changement majeur», assure M. Leblanc.

Flora, que l’on perçoit ici avec sa maman, Karine Duval, l’année débute dans une toute nouvelle école.

Roxane Lang ne s’inquiète pas des probabilités de transmission de la COVID-19 à l’école. «J’ai bien confiance au personnel et aux mesures qui vont être prises», assure cette mère. À ce chapitre, un autre parent, Hugo Hamel, est de son avis et n’a pas d’inquiétude pour ses deux enfants, Léonie, 9 ans, 3e année et Philippe, 7 ans, 2e année. «Il y a de bonnes mesures de précautions», a-t-il pu constater, «comme le lavage des mains. Je pense que c’est bien respecté», analyse-t-il.

Pour Karine Duval, la rentrée automnale 2020 est marquée par un changement d’école pour sa fille Flora qui ne s’en trouve pas dépaysée, toutefois, puisqu’elle a déjà pris part deux fois aux camps de jour à l’école primaire Curé-Brassard.

Sa famille a quitté Saint-Boniface pour s’installer récemment à Nicolet. C’est dans le calme que se fait cette rentrée pour elle. «Je fais confiance aux professeurs. Ils mettent le maximum de mesures pour protéger nos enfants et eux-mêmes. Il n’y a pas grand-chose à faire contre ce virus à part s’exposer graduellement. Il faut accepter les risques», fait-elle valoir.

Il y a un peu plus de choses à penser qu’à l’habitude, reconnaît-elle. Jeudi matin, par exemple, Mme Duval s’est rendu compte qu’elle avait complètement oublié de mettre une bouteille d’eau dans le sac d’école de Flora. C’est une habitude que les parents devront prendre, car l’accès aux points d’eau est désormais restreint dans toutes les écoles. «Il faut faire confiance à notre système et s’assurer que tout le monde ait une bonne alimentation, du sommeil et aille dehors», indique Mme Duval qui résume ainsi quelques-unes de ses stratégies pour faire face à la COVID-19 avec sa famille.

Le directeur Leblanc croit que les gens étaient plus nerveux lors de la rentrée organisée en mai dernier, durant le déconfinement progressif. «L’ensemble des parents qui sont venus au mois de mai se sont rendu compte que ça se passait très bien», dit-il. Le même genre de constat a été fait par les enseignants, ajoute le directeur. «On avait peur, mais ça s’est super bien passé finalement.»

Notons que la rentrée scolaire s’effectuera de façon progressive dans les deux autres commissions scolaires de la région à partir du 31 août.

Au CSS de l’Énergie, elle se fera par niveaux ciblés sur quelques jours, car il y a certaines différences d’une école à l’autre. Au CSS du Chemin-du-Roy, elle se fera sur trois jours seulement pour les écoles secondaires de plus de 1000 élèves.

Roxane Lang, comme tous les autres parents, ne pouvait franchir la clôture de l’école, à cause des mesures sanitaires, en cette première journée d’école.

Au CSS de la Riveraine, les 1er et 2e et 3 secondaire ont amorcé la rentrée le 27 et la poursuivront le 28 août, selon les groupes et leurs formations, tandis que le reste des élèves, incluant les 4e et 5e secondaire débuteront le lundi 31 août.