La Ville de Trois-Rivières injectera 400 000 $ dans la rénovation de l'aréna Jean-Guy Talbot pour prolonger sa durée de vie de quelques années.

Rénovation temporaire pour l'aréna Jean-Guy Talbot

À défaut de pouvoir compter sur un nouveau colisée de 5000 places au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, le secteur Cap-de-la-Madeleine bénéficiera de 400 000 $ pour effectuer des rénovations temporaires à l'aréna Jean-Guy Talbot, dans l'espoir de prolonger sa durée de vie de quelques années.
Cet investissement permettra notamment de procéder à la réfection de la toiture et du système électrique d'ici l'automne prochain. Le montant avait d'ailleurs été inscrit au plan triennal d'immobilisations 2013-2014-2015 de la Ville.
«L'objectif, c'est de donner quatre à cinq années supplémentaires de vie à l'aréna. Ensuite, on verra ce qui va arriver», mentionne le conseiller du district de la Madeleine, René Goyette.
Depuis longtemps, la Ville a écarté la possibilité de procéder à la rénovation complète de l'aréna Jean-Guy Talbot pour le remettre aux normes gouvernementales du code du bâtiment, dont les coûts avaient déjà été évalués à plus de quatre millions, en 2005, et à plus de huit millions $, en 2010.
Or, on avait prévu qu'un nouveau colisée viendrait combler les heures de glace - entre autres du sports-études de l'Académie les Estacades - lorsque l'aréna ne serait plus fonctionnel. Toutefois, le projet est récemment tombé à l'eau quand la Commission scolaire du Chemin-du-Roy et le CSAD ont choisi de se retirer du partenariat. C'est désormais l'Université du Québec à Trois-Rivières qui travaille sur sa planche à dessin pour évaluer le cadre financier d'un projet de centre d'excellence sportive.
Pas de projet d'aréna
Même si le vétuste édifice du parc Martin-Bergeron construit à la fin des années 60 vit sur du temps emprunté, la Ville ne prévoit pas se lancer dans un projet de construction d'un aréna de moindre envergure pour éventuellement remplacer les heures de glace fournies par l'aréna Jean-Guy Talbot. Questionné à cet effet, le conseiller Goyette a d'ailleurs laissé tomber un «non» très catégorique.
Par ailleurs, le conseiller du district de la Madeleine, où se trouvent les installations de l'Académie les Estacades et du CSAD, estime qu'il ne faut pas voir le déplacement du projet de colisée vers les terrains de l'UQTR comme une perte pour le secteur est de la ville.
«Ce n'est plus un équipement de secteur, quand on parle d'un aréna de 5000 places. Il faut regarder le projet dans un esprit d'équipement régional. Aussi, il faut voir quel est le meilleur coût pour l'ensemble des contribuables et déterminer quel est le meilleur emplacement», mentionne-t-il, en vantant l'emplacement potentiellement stratégique à l'angle des boulevards des Forges et des Récollets.
Pour sa part, le conseiller du district des Estacades, Pierre-Luc Fortin, ne ressent pas de déception ou frustration particulière de voir le projet de colisée traverser du côté ouest de la rivière Saint-Maurice. «On connaît les enjeux généraux. Il y avait une question d'argent, d'engagement et de partage des risques. La Commission scolaire ne voulait pas s'investir davantage», résume-t-il.
Quant à savoir comment la Ville pourrait arriver à compenser la perte des heures de glace dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, le conseiller Fortin mentionne être «en réflexion là-dessus.»