De gauche à droite: Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières, Steve Leduc, directeur de l’école Sainte-Bernadette, la ministre Sonia LeBel et le directeur général du CSS du Chemin-du-Roy, Luc Galvani.
De gauche à droite: Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières, Steve Leduc, directeur de l’école Sainte-Bernadette, la ministre Sonia LeBel et le directeur général du CSS du Chemin-du-Roy, Luc Galvani.

Rénovation, construction, gymnases, classes: 91 M$ pour les écoles en Mauricie

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Après avoir annoncé des investissements de 65 M$ pour rénover, construire ou reconstruire des infrastructures scolaires en Mauricie, en 2019, Québec injectera plus de 91 M$ dans la région, cette année, pour poursuivre cette mise à niveau dans le cadre de son projet global de 3,7 milliards $ pour les écoles.

L’école Marguerite-Bourgeois de Trois-Rivières sera démolie et reconstruite pour la somme de 7,9 millions $. Elle sera du même coup agrandie de 10 classes, ce qui nécessitera une dépense supplémentaire de 13,1 millions $.

On ajoutera également six classes et un gymnase à l’école Sainte-Bernadette, de même que six classes et un gymnase à l’école La Source de Saint-Maurice. Tout cela pour un grand total de 44,4 millions $.

Le reste, soit 47 millions $, servira à divers projets de rénovation dans les écoles de la région.

L’école primaire Marguerite-Bourgeois «avait été construite en 1959», rappelle le ministre Jean Boulet. «La clientèle, dans ce secteur-là, est en augmentation constante et la capacité maximale de l’école a été atteinte en 2019. Cette année, en 2020-2021, il y avait 217 élèves inscrits et il y aura de la demande pour plus de 380 élèves en 2023-2024», dit-il.

Le ministre Boulet ne pouvait toutefois indiquer à quelle date les travaux s’amorceraient à Marguerite-Bourgeois, toutefois, sinon que ça se ferait «le plus rapidement possible».

L’ensemble des investissements annoncés pour la Mauricie va «permettre l’ajout de 28 classes» au grand total, souligne le ministre.

De gauche à droite: le maire de Saint-Maurice, Gérard Bruneau, Ginette Lahaie, directrice de l’école La Source, Luc Galvani, directeur général du CSS du Chemin-du-Roy et la ministre Sonia LeBel.

De son côté, le maire de Saint-Maurice, Gérard Bruneau, lui-même un ancien enseignant, fut un élève de 9e année à l’école La Source lors de sa construction en 1960. Il raconte qu’on y manquait déjà de place dès 1983. Elle fut donc agrandie une première fois. Le besoin d’agrandissement est à nouveau criant depuis 2016, dit-il. Le nombre d’élèves a en effet doublé et la population de Saint-Maurice est passée de 2000 à 3500, dit-il. Le maire se dit donc heureux que les citoyens de la municipalité puissent continuer à envoyer leurs enfants à l’école dans leur municipalité.

«La première fois que j’ai rencontré M. Bruneau, c’est un des premiers dossiers qu’il a mis sur la table», se souvient la ministre Sonia LeBel. Il y avait des places dans d’autres écoles du territoire, mais les parents, rappelons-le, ont mené une lutte serrée pour conserver leurs enfants à Saint-Maurice. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a été à l’écoute, souligne-t-elle.

«Lorsqu’on parle d’un agrandissement de ce type-là, avant de voir le produit fini, on parle d’environ trois ans», précise toutefois le directeur du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy, Luc Galvani.

Steve Leduc, directeur à l’école des Bâtisseurs dont fait partie l’édifice Sainte-Bernadette, se réjouit de la nouvelle d’un ajout d’espace de gymnase. «On a un projet éducatif axé beaucoup sur les saines habitudes de vie. Avec l’augmentation prévue d’élèves dans les années à venir, si l’on veut continuer à les faire bouger et à leur faire vivre beaucoup d’activités, c’était vraiment indispensable d’avoir un agrandissement», indique-t-il.

Éric Lajoie, enseignant en éducation physique dans cette école indique que le manque d’espace de gymnase commençait à devenir un véritable casse-tête. «On avait 101 périodes d’éducation physique à placer sur 100 disponibles», dit-il, alors que le gymnase était séparé en deux par une toile.

Les besoins de la région étaient donc criants. «On veut de belles écoles, favoriser la scolarisation des jeunes élèves du Québec dans un environnement qui est sain et sécuritaire», fait valoir le ministre Boulet.

«Ça va offrir à des milliers d’élèves des milieux d’apprentissage qui sont modernes, qui sont stimulants. Ces travaux d’infrastructure vont être réalisés selon la nouvelle vision gouvernementale en matière de constructions, d’agrandissements et de rénovations d’écoles», dit-il, «une nouvelle génération d’écoles adaptées à de nouvelles méthodes d’enseignement».

Le ministre Boulet signale qu’on y trouvera «une nouvelle identité architecturale» mettant en valeur des accents de bleu ainsi que des matériaux québécois comme le bois et l’aluminium.

Le ministre Boulet estime que ces investissements dans les infrastructures scolaires «vont contribuer à la relance économique et faire travailler des milliers de personnes».

Le ministre Jean Boulet estime que les investissements vont stimuler l’économie et l’emploi dans la région. On le voit ici en compagnie de Luc Galvani, directeur général du Centre de services scolaire du Chemin-du-Roy. À l’arrière: Kim Bernard et Jean-François Bédard, respectivement directrice adjointe et directeur de l’école Marguerite-Bourgeois et Jean Lamarche, maire de Trois-Rivières.