Le Rendez-vous trifluvien en santé mentale 0-18 ans a permis à 13 organismes communautaires de présenter leurs services à la population.
Le Rendez-vous trifluvien en santé mentale 0-18 ans a permis à 13 organismes communautaires de présenter leurs services à la population.

Rendez-vous en santé mentale 0-18 ans: une formule de «speed meeting»

Matthieu Max-Gessler,  Initiative de journalisme local
Matthieu Max-Gessler, Initiative de journalisme local
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — Rencontrer un intervenant spécialisé en santé mentale chez les jeunes et pouvoir lui poser toutes les questions que l’on veut pendant cinq minutes: c’est la formule que proposait le premier Rendez-vous trifluvien en santé mentale 0-18 ans, dimanche après-midi. Cette formule de «speed meeting» a permis aux visiteurs de l’événement qui le désiraient de rencontrer pas moins de neuf intervenants.

«On s’est servi du modèle du ‘‘speed dating’’, sauf qu’on ne repart pas avec un conjoint ou une conjointe. Les intervenants reçoivent des gens de la communauté, des parents, et leur appartiennent pour cinq minutes. Ils (les parents) peuvent nous poser des questions soit personnelles, soit sur la ressource, un service ou un besoin qu’ils peuvent avoir. On leur apporte les réponses que l’on peut, sinon, on prend rendez-vous et on peut aller plus loin par la suite», explique Louise Garceau, directrice générale de l’organisme communautaire Les Parents partenaires inc.

Mme Garceau caressait l’idée d’organiser un tel événement depuis déjà quelque temps. Elle souhaitait ainsi donner de la visibilité aux organismes communautaires qui œuvrent auprès des parents dont les enfants sont aux prises avec un problème de santé mentale, des ressources qui sont selon elle peu connues, même si elles existent depuis de nombreuses années.

«Souvent, les parents ne savent pas qu’il y a des ressources comme ça qui existent. Ils se heurtent souvent à des portes fermées parce qu’ils ne savent pas où aller, alors aujourd’hui, les portes sont ouvertes», illustre-t-elle.

La population a pourtant tout à gagner à connaître les ressources communautaires qui existent à Trois-Rivières, puisqu’elles offrent généralement des services immédiatement lorsque des personnes se présentent à leurs bureaux ou les contactent, alors que dans le réseau de la santé, obtenir un rendez-vous avec un intervenant peut prendre du temps.

«On a les mêmes intervenants que dans le réseau de la santé, ils ont suivi la même formation», souligne Mme Garceau.

En plus du ‘‘speed meeting’’, le Dr Raymond Perrault, du Centre de pédiatrie sociale de Trois-Rivières, présentait une conférence sur la pédiatrie sociale. Le clown humanitaire Guillaume Vermette a également été invité pour témoigner des conditions difficiles dans lesquelles vivent des enfants auprès desquels il a travaillé, dans différents pays du monde.

Coup de pouce

L’organisme Les Parents partenaires inc. n’était pas seul derrière l’organisation du Rendez-vous. Il a été approché par trois finissantes en Techniques de gestion et intervention en loisir du Collège Laflèche.

«Dans le cadre d’un de nos cours, Organisation de fêtes et événements, on devait trouver un projet à réaliser. Alors on a approché l’organisme, qui a une cause qui nous tenait à cœur, la santé mentale chez les jeunes de 0 à 18 ans et le soutien aux parents. Donc, on a décidé de prendre part à leur projet de faire une journée de kiosques d’information et de conférences. On a monté ce projet-là en collaboration avec eux», explique Joanie Moisan, l’une de ces trois étudiantes.

«Leur aide a fait beaucoup de bien, souligne Mme Garceau. On est une ‘‘grosse équipe de trois’’ et on dessert la Mauricie et le Centre-du-Québec, alors ça aurait été très difficile d’organiser ça tout seuls. On ne les remerciera jamais assez!»

Mme Garceau espère d’ailleurs que ce premier Rendez-vous trifluvien en santé mentale 0-18 ans ne sera pas le dernier. Les organisatrices auront certainement à dresser un bilan post-mortem de l’événement, mais elles se disaient déjà très satisfaites du résultat, dimanche.

«On ne savait pas trop à quoi s’attendre, puisque c’est la première édition. On s’était fixé des objectifs et ils sont atteints, donc on est très heureuses de voir que tout se déroule bien. On tenait à offrir de la visibilité aux organismes communautaires de Trois-Rivières. Au départ, on voulait en avoir au moins 5 et on en compte 13 aujourd’hui. On a aussi réussi à aller chercher le Dr Perrault et Guillaume Vermette, alors ça ajoute à notre journée», se réjouit Joanie Moisan.