Alexis Deschênes, candidat du PQ dans Trois-Rivières, rencontrait le maire Yves Lévesque mardi matin.

Rencontre Deschênes-Lévesque: «Le courant passe»

Le candidat du Parti québécois dans Trois-Rivières, Alexis Deschênes, a rencontré mardi matin le maire de Trois-Rivières Yves Lévesque dans le but d'établir un premier contact et de se familiariser avec les dossiers importants du moment. Une rencontre qui s'inscrivait dans une tournée des principaux leaders trifluviens que le candidat péquiste a entreprise cette semaine pour mieux comprendre les enjeux de la circonscription.
«Le courant passe, je dirais même que c'est du haut voltage», a lancé en riant M. Deschênes, lorsque questionné sur ses premières impressions de sa rencontre avec M. Lévesque. «Mon but sera de travailler avec le maire, travailler ensemble pour que les projets avancent pour Trois-Rivières et pour la Mauricie», a-t-il ajouté.
De son côté, le maire Lévesque s'est dit prêt à travailler avec n'importe quel candidat qui sera élu, en autant que la personne travaille à faire avancer les intérêts de la Ville. Malgré le fait que le candidat libéral qui a été annoncé quelques heures plus tard, Jean-Denis Girard, ait été l'agent officiel d'Yves Lévesque durant une partie de sa campagne électorale, et que les deux hommes soient très proches, le maire assure qu'il ne portera aucune couleur politique durant cette campagne.
«Ce sont deux bons candidats. Ça nous prend des gens qui sont capables de réaliser des projets. Une fois élu, je vais être loyal avec les interventions. Ce qui compte, c'est de ravoir nos impôts à Trois-Rivières. Assurez-vous de voter pour un parti qui sera au pouvoir, et assurez-vous d'avoir des candidats et candidates qui pourront défendre nos projets», a lancé Yves Lévesque.
Il a été abondamment question du dossier du colisée à l'occasion de cette rencontre, et Alexis Deschênes compte plaider en faveur de l'aboutissement du projet. «Ça fait plusieurs années que c'est dans les airs. Maintenant le consensus, c'est qu'il faut que ça aboutisse. Il y a un projet sur la table. J'ai hâte que ce projet-là soit déposé pour pouvoir le pousser. C'est un projet qui doit avancer», signale le candidat du Parti québécois.
Il ne cache pas cependant qu'une nouvelle analyse des coûts devra être faite pour assurer la participation financière de Québec.
«Un premier projet avait été analysé. Il y a un nouveau projet, et il y aura une nouvelle analyse c'est sûr. Maintenant, il faut que ce soit un projet bien ficelé. Pour avoir parlé avec la rectrice, il y a un concept intéressant de développer l'offre de programmes à l'UQTR avec ça. Le contexte économique est difficile. Par contre lorsque je serai élu, mon travail sera de pousser fort et de m'assurer que ça ne reste pas sur une tablette, et ça je peux vous assurer que ça va être le cas», martèle Alexis Deschênes.
Leaders
Outre le maire Yves Lévesque, Alexis Deschênes a profité des derniers jours pour rencontrer plusieurs décideurs de la région, dont les coprésidents du Fonds de diversification économique du Centre-du-Québec et de la Mauricie, Jean-Guy Paré et Réjean Hardy, la présidente du CSSSTR Christiane Bonfanti, la rectrice de l'UQTR Nadia Ghazzali, le président de la commission scolaire du Chemin-du-Roy Yvon Lemire ainsi que les représentants régionaux de la FTQ et de la CSN, Michel Dupont et Paul Lavergne.
Il a également rencontré la coordonnatrice de Comsep et ancienne conseillère municipale Sylvie Tardif afin de se familiariser avec les enjeux touchant la pauvreté à Trois-Rivières, et reconnaît que le grand défi du prochain député sera la création d'emplois.
«Tout part de là. On a une opportunité, un fonds de diversification économique. Il reste pas mal d'argent. On a, avec 20 % du fonds, créé 500 emplois. L'idée est de s'assurer que ce fonds de 200 M$, on l'utilise pour se donner des bases solides dans notre économie, pour développer des filières qui seront porteuses et qui permettront de diversifier l'économie à Trois-Rivières», ajoute-t-il.