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Le président-directeur général du port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin.
Le président-directeur général du port de Trois-Rivières, Gaétan Boivin.

Remaniement ministériel: un gain et une perte pour le port de Trois-Rivières

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
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Trois-Rivières - Le remaniement ministériel qui a eu lieu mardi à Ottawa représente à la fois un gain et une perte pour l’Administration portuaire de Trois-Rivières.

Tout d’abord, le président-directeur général, Gaétan Boivin, se réjouit de l’arrivée de François-Philippe Champagne au ministère de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, en remplacement de Navdeep Bains.

«Présentement, on a au moins une dizaine de projets de recherche sur notre table de travail, sur lesquels on travaille avec l’UQTR, d’autres universités et d’autres centres de recherche. L’innovation est au cœur de Cap sur 2030. Le fait que notre ministre régional soit ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, c’est vraiment intéressant pour nous autres», a-t-il confié.

Par contre, celui-ci perd un allié du côté du ministère des Transports avec le départ de Marc Garneau, qui succède d’ailleurs à François-Philippe Champagne aux Affaires étrangères. C’est un député torontois, Omar Alghabra, qui prend la relève aux Transports.

«Avec les années, on a eu une très belle relation avec le ministre Garneau. Il est venu souvent non seulement à Trois-Rivières, mais très souvent au port. On a eu beaucoup de rencontres ailleurs aussi à Ottawa, à son bureau. Il nous a effectivement beaucoup aidés, lui et François-Philippe Champagne. C’est sûr qu’on n’aura pas la même relation avec un ministre de l’Ontario. C’est des gens qu’on connaît moins», avoue M. Boivin, qui appréciait avoir un ministre des Transports provenant du Québec.

Car, entre autres, le ministre Garneau était derrière l’annonce de 33 millions de dollars du fédéral faite l’automne dernier pour la réalisation du terminal 21.

«Et il ne faut pas penser qu’au niveau du waterfront, il ne nous a pas aidés. Il nous a aidés, c’est que la machine n’est pas prête pour nous autres encore. Ce qu’on veut faire, c’est novateur, c’est particulier», tient-il à préciser.

Du même souffle, ce dernier reconnaît qu’il travaille beaucoup aussi avec les fonctionnaires et «ça ne change pas à ce niveau». «Quand tu présentes ton dossier, il faut qu’il soit bien monté, que les fonctionnaires t’appuient dans tes projets. Ça prend un bon projet qui a été recommandé par la machine administrative. Mais il reste qu’il faut être capable de bien vendre notre projet au niveau politique, et c’est là qu’on a besoin de nos ministres régionaux comme François-Philippe Champagne, qui nous aide beaucoup à faire ça. Il faut travailler les deux aspects», a-t-il conclu.