Un important projet d'habitation qui accueillera près de 200 religieuses verra le jour prochainement dans le secteur Cap-de-la-Madeleine à Trois-Rivières.

Relocalisation de religieuses: une décision qui touche plus que les congrégations

La décision rendue publique jeudi après-midi à l'effet que près de 200 religieuses allaient bientôt déménager dans un nouveau projet d'habitation a des impacts qui vont bien au-delà des congrégations elles-mêmes.
Que ce soit les Ursulines, les Filles de Jésus ou les Carmélites, ces communautés de femmes ayant consacré leur vie à Dieu ont influencé de nombreuses personnes et organismes dans le cadre de leur mission au cours des années. Au lendemain de l'annonce de leur déménagement dans un nouvel immeuble de six étages qui sera adjacent à l'actuelle Résidence Sainte-Famille dans le secteur Cap-de-la-Madeleine, des organismes et regroupements ont pris le temps de saluer leur implication.
La direction du Collège Marie-de-l'Incarnation (CMI) a notamment tenu à souligner le rôle qu'ont joué les Ursulines dans la fondation de cette maison d'enseignement, qui est située directement à côté du couvent actuellement occupé par ces religieuses.
«Nous perdons de très bonnes voisines. Ces grandes dames, fortes, aimantes, sages et déterminées ne seront plus aussi près, mais demeureront bien présentes. Le Collège Marie-de-l'Incarnation poursuivra sa mission éducative comme il le fait depuis la relève institutionnelle de 1996. Il continuera d'évoluer et d'offrir des services éducatifs avec tout le dynamisme et l'excellence qu'on lui connaît», peut-on lire dans le communiqué émis vendredi.
Conscients que cette décision leur coûtera leur emploi, les 30 employés syndiqués qui travaillent pour les Filles de Jésus ont tout de même indiqué qu'ils comprenaient la décision.
«Les Filles de Jésus sont un employeur unique qui avait à coeur le bien-être des religieuses, des malades et le bien-être de leurs employés. Nous perdons notre emploi dans un milieu de travail que nous ne verrons plus. Nous perdons également une famille élargie où des liens d'amitié se sont créés au cours des années», déclare Catherine Lavoie, présidente du syndicat.
Rappelons que les religieuses touchées par ce projet de relocalisation ont été informées de cette décision jeudi après-midi. En tout, elles sont 187 - soit 118 Filles de Jésus, 60 Ursulines et 9 Carmélites - qui déménageront dans environ 18 mois.