Au cours des derniers mois, deux employés de Saint-Élie-de-Caxton ont remis leur démission, alors que trois ont été ou sont toujours en arrêt de travail.

Relations de travail difficiles à Saint-Élie-de-Caxton?

SAINT-ÉLIE-DE-CAXTON — Les relations de travail seraient tendues entre des employés et la Municipalité de Saint-Élie-de-Caxton. Le syndicat représentant 14 travailleurs a demandé et obtenu de rencontrer jeudi les administrateurs afin de trouver une solution à ce problème qui durerait depuis l’arrivée du nouveau conseil mené par le maire Robert Gauthier.

Au cours des derniers mois, deux employés ont remis leur démission, alors que trois ont été ou sont toujours en arrêt de travail. Pas plus tard que jeudi dernier, c’était au tour d’un élu, François Beaudry, de quitter ses fonctions.

Selon la présidente du syndicat, Anne-Claude Hébert-Moreau, le regroupement de travailleurs ne peut fermer les yeux sur ces événements survenus depuis l’entrée en poste de la nouvelle administration, en novembre 2017.

«Je travaille à la Municipalité de Saint-Élie depuis 12 ans et je n’ai jamais connu ce genre de situation. On a de forts doutes concernant un problème de gestion des ressources humaines. Il y a des problèmes et on veut mettre le doigt dessus. Une année comme celle-là, je souhaite ne pas en vivre d’autres», déclare Mme Hébert-Moreau.

François Beaudry attribue son départ à son état de santé, mais aussi à l’aspect de la gestion du personnel.

«Considérant la situation chaotique qui règne actuellement en gestion des ressources humaines, il y va de l’intérêt de la Municipalité et de ses employés d’avoir un conseiller énergique et vigilant», écrit M. Beaudry dans sa lettre de démission.

Contacté lundi par téléphone, M. Beaudry refuse de s’étendre davantage sur la situation qui prévaut au bureau municipal.

«Je démissionne pour les deux raisons évoquées dans ma lettre. Je vais m’en tenir à ça.»

Ces propos de M. Beaudry s’ajoutent à ceux tenus par Manon Shallow, la directrice générale qui a remis sa démission au printemps. Mme Shallow mentionnait alors que son départ était motivé par l’observation d’un climat de travail tendu. Elle soulignait qu’il lui apparaissait «presque impossible d’envisager pouvoir travailler dans un climat serein et constructif dans un avenir rapproché».

Paul-André Garceau, agent touristique et de communication, est un des employés sur la touche. M. Garceau est en arrêt de travail depuis un mois et demi pour cause de surmenage. Prudent dans ses propos, il reconnaît qu’on puisse avancer l’existence d’un malaise en considérant tous les mouvements de personnel.

«Ça fait 10 ans que je suis à la Municipalité et je me donne beaucoup. Là, ça commençait à être plus lourd. Je dois faire un arrêt. Je ne suis pas le premier employé en arrêt de travail, c’est vrai. Moi, je prône l’harmonie, les valeurs humaines», énumère M. Garceau, qui ne veut pas se lancer dans une attaque contre son employeur, affirmant que cela ne concorde pas avec ses valeurs.

Le syndicat rencontrera l’employeur jeudi afin d’amorcer des discussions concernant la gestion du personnel. Mme Hébert-Moreau dit fonder beaucoup d’espoir sur cette rencontre, elle qui précise que le syndicat a tenté des approches durant les derniers mois.

«L’employeur semble vouloir répondre à certaines de nos demandes. On souhaite que ce soit une problématique qui soit priorisée. Et on souhaite que le nouveau directeur général (Benoit Gauthier) ait la latitude pour effectuer son travail de façon efficiente.»