Les lanternes étaient illuminées dans la municipalité de Louiseville pour accompagner les participants du Relais pour la vie.

Relais pour la vie: une cause qui ne laisse personne indifférent

SAINTE-GENEVIÈVE-DE-BATISCAN — Samedi, vers 19 h, 1406 lanternes se sont illuminées dans la municipalité de Sainte-Geneviève-de-Batiscan pour éclairer la première marche des 90 porteurs d’espoir et de leurs proches dans le cadre du Relais pour la vie.

Ils étaient plus de 270 personnes à accompagner ces survivants du cancer dans cette marche de l’espoir. Mari, femme, enfant, père et mère, le cancer est une cause qui touche énormément de gens. Chacune des personnes présentes à ce Relais pour la vie de la Société canadienne du cancer avait une histoire à raconter, une motivation forte, une raison de s’unir et se rassembler pour amasser des fonds.

Pour Dominic Fugère, directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières et coprésident d’honneur de l’événement, la raison était simple. Son père, Denis Fugère, avec qui il assure la coprésidence de l’événement, a été frappé de plein fouet par un cancer du rein. 

Maintenant confiné dans son fauteuil roulant, c’est ensemble qu’ils ont lancé l’édition 2018 du Relais pour la vie. Un moment chargé d’émotions pour les deux résidents de cette localité. «Le cancer est un ennemi que nous connaissons d’un peu trop près. Mon père a un cancer et avant lui, ce fut mon grand-père. Ce rassemblement, c’est big! La cause mobilise tout le village, toute la MRC des Chenaux. Quand on se met ensemble, on peut réaliser de grande chose», s’exclame M. Fugère en regardant la foule autour de lui.

En effet, plus de 91 800 $ ont été amassés lors de cette soirée. Les 23 équipes inscrites ont travaillé fort pour récolter des fonds et la fierté était visible chez plusieurs personnes. Caroline Lemieux, agente de développement à la Société canadienne du cancer, souligne que chaque année, ce sont plus de 10 M$ qui sont récoltés pour soutenir les personnes atteintes de cancer et leur famille, mais aussi pour faire avancer les recherches. 

Dominic Fugère, directeur général du Grand Prix de Trois-Rivières et son père, Denis Fugère, les deux présidents d’honneur, ont lancé l’édition 2018 du Relais pour la vie de la MRC des Chenaux en compagnie de leur famille. Sur la photo: Christian Roy, Christiane Fugère, Diane Fugère, Denis Fugère, Dominic Fugère et Pascale Lévesque.

La marche de l’espoir

Jean Hénault et sa conjointe Sylvie Hivan, native de Sainte-Anne-de-la-Pérade, en étaient à leur quatrième Relais pour la vie. «Après les deux premiers relais que nous avons faits, j’ai reçu un diagnostic de cancer. Cette cause était déjà importante pour nous, mais maintenant elle a un caractère encore plus personnel», confie M. Hénault. Pour ce porteur d’espoir, chaque pas et chaque sou amassé représentent l’espoir et le soutien. «Les fonds amassés vont nous permettre d’avoir plus d’emprise sur le cancer et de faire avancer la science. C’est important», souligne-t-il.

Pour René Gagnon, un résident du secteur Sainte-Marthe-du-Cap et un porteur d’espoir, cette grande marche est avant tout un hommage à tous ceux qui se sont battus et qui ont été vaincus. «Ce soir, je fais la marche pour eux», confie-t-il. Il ajoute que la présence de tous ces gens rassemblés pour une même cause est très inspirante.

Une soirée unique

«Le Relais pour la vie de la MRC des Chenaux est le seul au Québec qui change de localité chaque année. C’est un défi organisationnel, mais en même temps, c’est un élément motivateur», explique Caroline Lemieux. Elle souligne que chaque municipalité désire être l’hôte d’un relais qui soulève les foules et c’est pourquoi les citoyens sont nombreux à se porter bénévoles. D’ailleurs, 70 personnes ont généreusement donné de leur temps pour faire de cette soirée à Sainte-Geneviève-de-Batiscan une soirée mémorable pour les participants. L’an prochain, c’est la municipalité de Saint-Stanislas-de-Champlain qui accueillera le Relais pour la vie.

Lors de la soirée, la chanteuse Valérie Carpentier, qui est native de la Mauricie, a offert une prestation aux participants du Relais pour la vie. «C’est une cause qui me touche énormément. Le cancer peut frapper n’importe qui, n’importe quand...mes grands-parents en sont décédés. Lorsque je regarde toutes ces lanternes, je réalise que le cancer atteint vraiment beaucoup de gens», a-t-elle souligné avec émotion.

Des statistiques inquiétantes

En effet, selon les dernières statistiques canadiennes sur le cancer publiées par le Comité consultatif de la Société canadienne du cancer en 2017, on estime qu’environ 80 800 Canadiens seraient décédés des suites d’un cancer en 2017. À elle seule, la province de Québec regroupe près de 27 % de ces décès, ce qui la classe en seconde position au Canada après l’Ontario. L’analyse relate également que chaque heure de chaque jour, environ 24 personnes auraient reçu un diagnostic de cancer en 2017. 

Des recherches importantes

Le document publié par le Comité consultatif de la Société canadienne du cancer en 2017 souligne que le déclin des taux de mortalité liés au cancer découle des progrès réalisés à l’égard de la détection et du traitement. Cependant, le nombre de décès par cancer continue d’augmenter en raison de la croissance démographique et du vieillissement de la population. 

La MRC de Maskinongé s’illustre aussi

Du côté de la MRC de Maskinongé, le Relais pour la vie s’est déroulé dans la municipalité de Louiseville. Au total, 13 équipes ont participé au Relais pour la vie cette année. «C’est une diminution importante considérant qu’en 2017 nous étions 23 équipes. Cependant, le montant de 55 000 $ amassé est tout de même impressionnant», souligne Marie-Pierre Pruneau, agente de développement à la Société canadienne du cancer.