Louis Guillemette, président d’honneur de la 8e édition du Relais pour la vie de la MRC des Chenaux, entouré de Raymonde Bordeleau, à gauche et de Louise Déry, à droite, toutes deux coprésidentes de l’événement.

Relais pour la vie: «Le maire Guillemette aurait été fier»

SAINT-STANISLAS — Louis Guillemette portera l’espoir au Relais pour la vie de la MRC des Chenaux cette année. L’homme sait de quoi il parle. Depuis son premier diagnostic de cancer en 1976 — une leucémie —, il aura eu à faire face à la maladie à plus d’une reprise. Il relate notamment s’être fait ouvrir le crâne à cinq occasions, et trouve le moyen d’en rire, à l’occasion de l’annonce de l’événement.

Celui qui agira à titre de président d’honneur de l’édition 2019 raconte ainsi qu’à force d’être opéré, il s’est retrouvé avec une importante cavité au niveau du front. Son chirurgien lui a proposé de «calfeutrer le trou» avec de l’acrylique. Sa femme lui a demandé si «tant qu’à faire quelque chose, pourriez-vous me le faire à peu près à l’image de Mario Pelchat», relate-t-il, soulevant l’hilarité générale. Après l’opération, le chirurgien s’est excusé auprès de sa femme: «madame, je n’ai pas pu faire de Mario Pelchat, ça aurait coûté trop cher d’acrylique». Et l’assistance de s’esclaffer à nouveau.

M. Guillemette est toutefois plus sérieux — et plus émotif — quand il évoque le sort de son frère, Alain Guillemette, le maire de Saint-Stanislas décédé en fonction en 2015, emporté par le cancer. «Tous n’ont pas eu ma chance», se désole-t-il en parlant de ce dernier. C’est d’ailleurs à Saint-Stanislas que se tiendra la 8e édition du Relais pour la vie de la MRC des Chenaux, le 25 mai prochain.

Le préfet de la MRC, Gérard Bruneau, parle pour sa part d’espoir en évoquant la maladie «dont le seul nom fait peur». Il salue le financement de la recherche que permet le Relais pour la vie. Le préfet souligne que celle-ci a permis de voir l’espérance de vie passer de 25 % à 60 %, cinq ans après le diagnostic, entre 1930 et aujourd’hui.

Il se réjouit également de la solidarité régionale qui voit la marche nocturne se déplacer d’une municipalité à l’autre depuis huit ans.

Le maire de Saint-Stanislas, Luc Pellerin, se dit ainsi honoré d’être à son tour l’hôte de la marche nocturne qui vise notamment à rendre hommage aux victimes et à ceux qui luttent contre la maladie. Le maire stanois confie aussi être personnellement touché et ému, ayant lui-même vu sa femme être emportée par un cancer du sein.

Pour Louise Déry, coprésidente de l’édition de cette année et conseillère municipale à Saint-Stanislas, il s’agit «d’une nuit de lumière et d’une nuit d’espoir». Mme Déry avait pris la relève à la mairie, dans la foulée du décès du maire Guillemette. Les liens avec le cancer ne sont jamais loin, souligne-t-on à plusieurs reprises au cours de l’annonce de l’événement.

On vise à amasser 80 000 $ et à mobiliser 25 équipes pour la marche. On espère aussi vendre 1500 luminaires, pour hommage au départ des uns et à la lutte des autres. Mme Déry indique que 15 équipes ont déjà confirmé leur participation.

Raymonde Bordeleau, également coprésidente du Relais 2019 et ancienne directrice générale de la municipalité, aujourd’hui à la retraite, se targue quant à elle de pouvoir compter sur le comité organisateur «le plus populeux et le plus populaire». Ils sont 22, dont cinq porteurs d’espoir — on délaisse le terme de survivant.

Un peu à la blague, Mme Bordeleau indique que la marche vise à «faire le pont» entre la cause et les personnes touchées. C’est qu’en arrière-scène on plante les pieux du futur pont qui enjambera la Batiscan. Un sujet de discussion récurant pour les gens de l’endroit et dont «le maire Guillemette aurait été fier», ne manque-t-on pas de souligner.

À noter que ceux et celles qui veulent former une équipe peuvent participer à la soirée des capitaines, le 19 février à 19 h à la salle des Chevaliers de Colomb de Saint-Stanislas, où il sera possible d’obtenir l’information entourant l’événement.