Rachel Paul-Hus au centre était accompagnée lors du tour des survivants du Relais pour la vie d’Hérouxville de son amie Jessica Fournier et de son copain Réal Buisson.

Relais pour la vie d'Hérouxville: de participante à survivante

Hérouxville — Il y a un an, Rachel Paul-Hus prenait part au Relais pour la vie d’Hérouxville comme simple participante. Elle marchait pour des proches atteints du cancer. Un an plus tard, la jeune femme était de retour au Relais pour la vie comme survivante, car le cancer a depuis chamboulé sa propre vie.

«Quand j’ai participé au Relais pour la vie l’an dernier, j’avais le cancer, mais je ne le savais pas», confie Rachel Paul-Hus.

«C’est plus ou moins un mois plus tard que j’ai découvert que j’avais une bosse. Le diagnostic de cancer du sein est tombé par la suite.»

Samedi, Rachel Paul-Hus était la survivante d’honneur et porteuse d’espoir du seul Relais pour la vie d’hiver du Canada. Après des mois de traitements de chimiothérapie, elle a vécu avec émotion le premier tour du relais, celui réservé aux personnes qui ont surmonté la maladie. Sous les applaudissements, ces survivants ont reçu une bonne dose d’amour bien méritée. 

«Je suis en plein dedans encore, alors c’est très émotif pour moi aujourd’hui. Ça replonge dans plein de souvenirs avec ma propre mère, qui a eu le cancer, et pour moi», souligne Rachel Paul-Hus. 

«Mais l’important c’est d’être tous ensemble aujourd’hui. Ça donne un boost incroyable. Quand j’ai été approchée pour être survivante d’honneur, j’étais déprimée et je voulais arrêter mes traitements. Ça m’a donné un but, d’être présente ici en mars. Je me disais alors que ça allait bien aller et que j’allais passer au travers. Et je suis super contente d’être là.»

Après de nombreux traitements de chimiothérapie, Rachel Paul-Hus se remet de deux opérations subies en janvier. Elle reprend des forces pour ses traitements de radiothérapie à venir. «Je suis presque rendue à la fin», dit-elle avec le sourire et l’assurance d’une femme déterminée. 

50 000 $ amassés pour la Société canadienne du cancer

Le 8e Relais pour la vie hivernal d’Hérouxville regroupait 200 participants, lesquels ont permis d’amasser près de 50 000 $ au profit de la Société canadienne du cancer. Heureusement, les participants à ce seul Relais pour la vie d’hiver au Canada ont eu droit à une journée et une soirée pas très froides. «Il a pourtant fait souvent très froid au Relais pour la vie d’Hérouxville. On est vraiment chanceux cette année. Mais cet événement se distingue beaucoup, car il y a un volet très familial. Habituellement, c’est une marche de nuit de 19 h à 7 h le matin, ce qui fait que les enfants ne sont pas très présents», note Stéphanie Gaudreault, agente de développement à la Société canadienne du cancer.

Les Relais pour la vie offrent également l’occasion de se souvenir de ceux qui ont eu moins de chance, de ceux qui ont été emportés par le cancer. Des luminaires qui ont brillé dans la nuit étaient, comme le veut la tradition, installés tout le long du parcours de marche. En tout, 520 luminaires ont ainsi été déposés à la mémoire de proches disparus. 

«C’est un moyen de se souvenir de ceux qui sont partis, mais aussi de donner de la force à ceux qui combattent présentement», affirme Rachel Paul-Hus. 

En soirée, les participants ont assisté à l’envolée d’une quarantaine de lanternes chinoises. Il s’agissait d’un autre moment de recueillement et d’émotions. Plus tôt dans la journée, la chanteuse country Cindy Bédard originaire de Saint-Tite a accompagné avec ses chansons les marcheurs.

Rachel Paul-Hus était très touchée de voir autant de personnes marcher à relais durant 12 heures pour récolter des fonds pour la recherche sur le cancer et les services offerts aux personnes malades. Elle a formulé le souhait que la médecine arrive de plus en plus à guérir et enrayé ce fléau.

Martin Brière de la Boulangerie Germain de Sainte-Thècle était le président d’honneur de ce Relais pour la vie. Depuis que son père a été atteint du cancer, il a voulu s’impliquer auprès des organisateurs pour contribuer à amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer. 

«L’objectif est d’augmenter le pourcentage de survie des personnes atteintes. D’ici 2030, l’objectif est d’avoir un taux de survie de 80 %, alors qu’il est de 63 % aujourd’hui», affirme-t-il.