Frédéric Dion
Frédéric Dion

Relais pour la vie de Shawinigan: une nouvelle aventure pour Frédéric Dion

Guy Veillette
Guy Veillette
Le Nouvelliste
Shawinigan — La 16e édition du Relais pour la vie de Shawinigan se déroulera le 6 juin, toujours au parc de la Rivière-Grand-Mère. L’aventurier Frédéric Dion a accepté la présidence d’honneur pour cette année.

«Une personne sur deux aura un cancer dans sa vie», rappelle-t-il. «J’ai des gens dans ma famille, des amis proches qui ont eu le cancer. De plus, ça se passe dans ma région et le défi m’intéressait. C’est un événement original, je ne pouvais pas refuser cette invitation.»

Le comité organisateur a dévoilé les grandes lignes de cette 16e édition mercredi matin, à la Caisse Desjardins du Haut-Shawinigan. M. Dion, qui débutera sa série de conférences sur sa dernière expédition en Amérique du Sud samedi soir à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, a axé son allocution sur les retombées insoupçonnées du Relais pour la vie. Selon lui, toutes les démarches entreprises par les participants stimulent l’estime de soi et la confiance. «C’est un défi d’amasser des fonds, c’est aussi un défi physique de passer à travers la nuit», fait-il remarquer. «C’est un défi qui inspire plein de gens autour, qui aidera une cause. Tout ça se tient! C’est un défi qui rayonne beaucoup plus qu’aux dons amassés.»

Depuis la première édition en 2005, le Relais pour la vie de Shawinigan a permis d’accumuler 1,7 million $ pour la Société canadienne du cancer. Au Québec, environ 53 000 personnes reçoivent le diagnostic tant redouté à chaque année. C’est ce qui est arrivé à Caroline Althot, qui a vu la banalité du quotidien se fissurer sous ses pieds sept mois après la naissance de sa fille, en novembre 2017. Cette rescapée du cancer du sein, âgée de 31 ans seulement, a été désignée porte-parole des porteurs d’espoir pour cette 16e édition.

«Probablement comme tous ceux qui reçoivent un diagnostic de cancer, j’ai craint le pire», raconte la jeune femme, évidemment très émotive durant son témoignage.

«Pendant 24 heures, j’ai pensé que j’allais mourir, que j’avais fait une enfant et que j’allais l’abandonner. Puis après, je me suis dit que ce n’était pas comme ça que je voulais vivre cette épreuve. Je vais tenter de ne pas me torturer, mais de vivre ça le plus sereinement et le plus positivement possible. Ce serait mentir de dire que j’ai été positive du début à la fin, mais j’ai tenté de l’être. Nous n’avons pas le choix des épreuves qui nous arrivent, mais nous avons toujours le choix sur la façon dont on décide de les vivre.»

Sa famille immédiate, ses amis et surtout, sa petite fille lui ont donné le courage d’affronter cette montagne. Mme Althot a traversé cinq mois de chimiothérapie, avant de subir une mastectomie partielle. Elle s’est également astreinte à un traitement de chimiothérapie par médicament pendant six mois, à raison de huit pilules par jour. «Après quinze mois, j’ai enfin pu être considérée en rémission, en novembre dernier», souligne-t-elle.

Objectifs

De 22 équipes en 2019, le Relais pour la vie de Shawinigan souhaite passer à 25 pour l’événement du 6 juin, qui se déroulera, rappelons-le, de 19 h à 7 h. «Nous visons 2000 luminaires vendus», précise Marianne Schlegel, coprésidente du comité organisateur.

«L’année dernière, nous avions un montant final de 105 226 $ et cette année, on vise 110 000 $.»

L’activité se déroulera sous le thème «Culture du monde», qui inspirera la décoration et l’animation.

Mme Schlegel a également annoncé un partenariat original avec la Société Laurentide, qui remettra un gallon de peinture Boomerang à chaque participant du Relais pour la vie. Une nouvelle étiquette, «jaune espoir» a été conçue pour l’événement.

Le 6 juin à 18 h, le mini Relais pour la vie revient grâce à la participation d’enfants.