Simon Gadoury, porte-parole des porteurs d’espoir, Justine Desrochers-Goyette, présidente du comité organisateur, Marie-Pierre Pruneau, agente de développement à la Société canadienne du cancer et Sophie Lafontaine, directrice des succursales à la RBC, lors de l’annonce du 16e Relais pour la vie de Trois-Rivières.

Relais pour la vie à Trois-Rivières: une 16e édition «pour célébrer la vie»

TROIS-RIVIÈRES — Comme c’est souvent le cas, l’atmosphère était à l’émotion lors de l’annonce du 16e Relais pour la vie de Trois-Rivières qui se tiendra le 15 juin prochain. Le cancer touchera un Canadien sur deux au cours de sa vie, les références ne sont jamais loin et les témoignages font facilement vibrer la corde sensible.

Simon Gadoury, porte-parole des «porteurs d’espoir» de l’édition 2019, — on ne parle plus de «survivants» —, a ainsi livré un compte rendu senti de l’année qu’il vient de traverser. «Je me suis rendu compte que je suis un papa bien ordinaire, mais que je suis extraordinaire pour les gens qui m’aiment», raconte celui qui a combattu un lymphome d’Hodgkin. «Le même cancer que Mario Lemieux», explique-t-il.

La nouvelle présidente du comité organisateur, Justine Desrochers-Goyette, est également porteuse d’espoir. La femme de 22 ans, ex-triathlète, a dû composer avec la maladie, elle aussi. Un lymphome non hodgkinien, note-t-elle. «Aujourd’hui, j’ai des objectifs plus orientés vers l’école. La maladie fait prendre conscience de plein de choses», raconte la jeune femme sur le ton dynamique de celle qui a un événement à mener à bien.

Le Relais pour la vie, rappelons-le, est cet événement nocturne de 12 heures qui vise à rendre hommage aux personnes atteintes de cancer, celles qui l’ont vaincu comme celles qui l’ont surmonté. Organisé par la Société canadienne du cancer, il permet d’amasser des fonds pour financer la recherche. Des équipes sont formées, se fixent des objectifs de cueillette de fonds et se relaient à l’occasion de la marche nocturne.

Mme Desrochers-Goyette explique que l’édition 2019 du Relais pour la vie de Trois-Rivières se fera sous le thème du pyjama party. «Parce que le Relais, c’est d’abord et avant tout pour célébrer la vie», fait-elle valoir. Elle rappelle à cet égard que le slogan de cette année est «La vie est plus grande que le cancer». On ne dévoile pas tout, des surprises sont encore à venir, dit-on.

Les objectifs de cette édition sont d’amasser 130 000 $ et de mobiliser 55 équipes. On souhaite aussi vendre 1800 luminaires, ces lanternes qui sont allumées en hommage à ceux qui sont décédés à la suite d’un cancer, ou à ceux qui luttent contre la maladie. Les luminaires éclairent la piste où se tient la marche et sont devenus le symbole du Relais pour la vie.

Justine Desrochers-Goyette parle également de la marche comme un moment d’introspection. Elle raconte avoir marché à un premier Relais en hommage à sa grand-mère, décédée de la maladie.

C’était quelques années avant de recevoir elle-même un diagnostic, en 2017. Celle qui a surmonté la maladie étudie aujourd’hui en biologie médicale à l’UQTR et rêve de devenir oncologue. «Avec le vécu que j’ai eu, je pense que je pourrais être un médecin qui va comprendre ce que la personne vit», soutient-elle.

La présidente d’honneur de l’édition 2019 à Trois-Rivières, Sophie Lafontaine, directrice des succursales RBC, invite la population de Trois-Rivières à former des équipes de sept à quinze personnes et à venir participer à la marche, le 15 juin prochain, à l’école secondaire Chavigny.

Quant au porte-parole des porteurs d’espoir, Simon Gadoury, il incite les entreprises de la région à l’imiter, lui et ses collègues de chez Cascades Lupel, et à former des équipes pour prendre part au Relais.