C’est devant un parterre de citoyens dégarni que le conseil municipal de Nicolet a tenu lundi sa première séance publique depuis le début de la pandémie.
C’est devant un parterre de citoyens dégarni que le conseil municipal de Nicolet a tenu lundi sa première séance publique depuis le début de la pandémie.

Réglementation sur la culture de cannabis à Nicolet

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
NICOLET — C’est devant un parterre de citoyens dégarni, distanciation oblige, et des élus séparés en deux groupes que le conseil municipal de Nicolet a adopté lundi un règlement de zonage sur la culture de cannabis lors de sa toute première séance publique depuis le début de la pandémie.

« On ne peut pas interdire la culture de cannabis maintenant sur le territoire. Ce qu’on peut faire par contre, c’est l’encadrer et s’assurer que ça se passe bien, que ça ne se passe pas autour du périmètre urbain, et c’est un peu entre autres ce qu’on est venu faire avec ce règlement », a expliqué la mairesse Geneviève Dubois aux six citoyens présents sur un maximum de douze permis. Néanmoins, 135 citoyens ont suivi les délibérations via Facebook.

« On a eu une demande à venir jusqu’à date et on a vraiment circonscrit les zones dans lesquelles ça va être possible et aussi les conditions de culture. On voulait s’assurer qu’on fasse ça correctement. On n’a pas le choix, on essaie de réglementer ça le plus respectueusement possible en fonction du périmètre urbain, des zones agricoles, on le permet sur 13 des 27 zones. Ça ne sera pas partout », a-t-elle assuré en entrevue.

Lors de cette première assemblée hybride, on a pu apprendre qu’en juillet, pas moins de 82 permis de construction avaient été émis, soit 22 de plus qu’en juillet 2019 et 34 de plus qu’en juillet 2018, dont deux pour la construction de résidences neuves. Le tout, d’une valeur de 1 469 924 dollars.

« Je suis fébrile de vous retrouver, ça fait longtemps qu’on n’a pas vu du monde en séance publique. C’est le fun. On est bien connecté. La pandémie, ce que ça va avoir amené, c’est de permettre aux gens qui sont à la maison de suivre les séances publiques. On ne les filmait pas avant. Je pense que c’est aussi tout à fait démocratique de permettre aux gens qui ne peuvent pas se déplacer de nous suivre à distance», a déclaré d’entrée de jeu la mairesse Dubois.

Au préalable, la Ville avait demandé aux citoyens de confirmer leur présence « parce qu’on ne voulait pas nécessairement fermer la porte aux gens à l’entrée ».

Car si le nombre excède rarement la douzaine, les cas de refoulements d’égouts du 27 juillet dernier auraient pu attirer les dizaines de citoyens touchés sur une vingtaine de rues.

« On fait une rencontre avec eux jeudi, en dehors de la séance publique, justement pour leur permettre de s’exprimer. Ce sont des gens, en temps normal, qui auraient été les bienvenus en séance publique et là, ce n’était pas possible », a-t-elle conclu.