Le conseil municipal de Saint-Tite s’est positionné contre le registre des armes à feu.

Registre des armes à feu: Saint-Tite se positionne également contre

Saint-Tite — Tout comme certains de leurs confrères d’autres municipalités de la région l’ont fait précédemment, les membres du conseil municipal de Saint-Tite se sont récemment positionnés contre le registre des armes à feu.

Les élus ont adopté unanimement cette position lors de la séance ordinaire du mois de février à la suite d’une demande de la Fédération québécoise des municipalités qui demandait aux municipalités de se prononcer par résolution.

Cette prise de position émane d’une réflexion des membres du conseil ainsi de discussions avec des citoyens, notamment de commerçants pour qui ce registre aura un impact direct sur leurs activités.

«C’est certain que c’est un dossier émotif. Mais on croit que ce n’est pas parce qu’il y a un registre, qui entraîne des coûts faramineux, qu’il n’y aura plus de drame. Les conseillers ont également évoqué qu’il y a des drames qui sont causés par arme blanche et il n’y a pas de registre pour celles-ci», explique la mairesse, Annie Pronovost.

La mairesse de Saint-Tite, Annie Pronovost.

La décision n’a cependant rien à voir avec le fait que le conseil d’Hérouxville ait adopté une résolution similaire au début du mois de février.

Le maire Bernard Thompson, qui agit également comme préfet de la MRC de Mékinac, avait alors indiqué qu’il allait inciter les autres conseils de la MRC à joindre le mouvement.

«C’est une décision qui a été prise après qu’on eut pesé le pour et le contre et réfléchi sur la question», précise la mairesse.

Outre Saint-Tite et Hérouxville, Maskinongé, Saint-Alexis-des-Monts ainsi que Trois-Rives ont notamment adopté des résolutions en ce sens. Par contre, La Tuque a plutôt pris position en faveur du registre, ce qui a causé un certain tollé au sein de la population en raison de l’importance que revêt l’industrie de la chasse en Haute-Mauricie. Les organisateurs du Festival de chasse du Haut Saint-Maurice ont également émis des réserves relativement à la décision de la Ville.

Ils ont tenu à préciser que la Ville de La Tuque n’est pas responsable de l’organisation de l’événement et qu’ils craignaient que des amateurs de chasse boycottent la 47e édition qui se tiendra à l’automne.