Un regroupement de services de sécurité incendie pourrait voir le jour au cours du printemps 2021 au sein de la MRC de Maskinongé.
Un regroupement de services de sécurité incendie pourrait voir le jour au cours du printemps 2021 au sein de la MRC de Maskinongé.

Régie d’incendie dans Maskinongé : huit municipalités intéressées

SAINT-ÉTIENNE-DES-GRÈS — Le souhait de Robert Landry de rassembler de nombreuses municipalités au sein d’une régie de sécurité incendie de la MRC de Maskinongé semble se concrétiser. Trois nouvelles municipalités ont récemment manifesté leur intérêt de devenir membre. Mais les promoteurs du projet doivent aussi composer avec le départ de Saint-Barnabé qui était dans l’aventure depuis le début avec Saint-Étienne-des-Grès, Saint-Mathieu-du-Parc, Saint-Paulin, Sainte-Ursule et Saint-Boniface.

Le dossier a cheminé grandement au cours des derniers mois avec l’objectif de lancer les services de cette régie au début de 2021. La pandémie de COVID-19 a ralenti le processus, mais les municipalités étaient invitées en juin à se prononcer concernant une éventuelle participation à ce regroupement.

«Charette, Saint-Édouard-de-Maskinongé et Saint-Justin sont prêtes à voir ce que ça donnerait comme projet. Elles vont nous fournir leurs chiffres (concernant leur budget consacré aux pompiers), on met ça dans notre chiffrier pour arriver avec un montant», déclare M. Landry, maire de Saint-Étienne-des-Grès et président du comité d’étude de regroupement.

Il faut compter encore quelques mois avant que le comité puisse transmettre le montant de la quote-part de chaque Municipalité membre d’une régie à huit. M. Landry souhaite aussi que les mesures sanitaires vont être allégées afin de pouvoir tenir des rencontres publiques avec les citoyens cet automne. Les administrations municipales demeurent libres de se retirer du projet de regroupement si les données budgétaires qui leur seront présentées sont insatisfaisantes à leurs yeux.

«Je suis encore confiant de présenter des chiffres intéressants pour tout le monde. On est rendu huit. On est assez content.»

Selon M. Landry, le départ possible d’une régie de sécurité incendie de la MRC de Maskinongé est reporté au printemps 2021.

Saint-Barnabé quitte

Le comité d’étude de regroupement doit se passer d’un partenaire de la première heure depuis que le conseil de Saint-Barnabé a décidé en avril de se retirer du projet. Après l’analyse de la proposition globale de regroupement, le conseiller Guillaume Laverdière a proposé au conseil de ne pas adhérer au regroupement des services incendie de la MRC de Maskinongé. La proposition a été acceptée à trois élus contre deux, le maire Michel Lemay ayant exercé son droit de vote pour s’opposer à cette proposition.

Le maire de Saint-Barnabé se dit d’ailleurs déçu de la tournure des événements, car un tel regroupement permettrait aux municipalités de déjouer les difficultés de recrutement.

«On a un problème majeur avec nos pompiers. Il nous en reste seulement cinq et deux sont vraiment disponibles. Il faudrait avoir entre 12 et 15 pompiers. Mais ce sont des pompiers volontaires. Des gens ont quitté les pompiers parce qu’ils ont déménagé, des gens ont parti leur entreprise. Et pour être pompier, ça prend de la formation.»

Saint-Barnabé mise sur une entente d’entraide de service avec la Municipalité de Charette pour garantir un service efficace à ses citoyens. Selon le maire Lemay, le différend qui divise le conseil de Saint-Barnabé est à l’origine du retrait de la Municipalité de ce projet.

«Si je suis pour un projet, ils sont contre. C’est ce qui se vit chez nous depuis trois ans. Cette décision n’a pas été prise sur des considérations rationnelles. Ce n’est pas une décision logique. C’est pourquoi je ramène le dossier au conseil (de lundi). Ce serait dommage de ne pas se joindre au regroupement.»

Le Nouvelliste n’a pu s’entretenir avec le conseiller Guillaume Laverdière.