Le conseil municipal a entériné, mardi soir, l’achat de l’immeuble situé du 390 au 398 rue des Forges, en prévision de la réfection de la salle J.-Antonio-Thompson.

Réfection de la salle J.-A.-Thompson: la Ville va de l’avant

TROIS-RIVIÈRES — Le projet de réfection de la Salle J.-Antonio-Thompson à Trois-Rivières se concrétise de plus en plus. La Ville de Trois-Rivières vient de faire l’acquisition de l’immeuble voisin, situé sur la rue des Forges, en vue de cet important chantier de mise aux normes, qui devrait se chiffrer à plus de 20M$.

Le conseil municipal a entériné, mardi soir, l’achat de l’immeuble situé du 390 au 398 rue des Forges, un immeuble qui abritait autrefois la bijouterie Bellemare, et qui abrite aujourd’hui à la fois des commerces au rez-de-chaussée et des appartements sur les étages supérieurs.

Cet espace, une fois propriété de la Ville de Trois-Rivières, devrait permettre notamment l’aménagement d’espaces reliés à la salle Thompson qui permettront d’améliorer tant le service à la clientèle, l’espace des bureaux de même que l’accès à la salle pour les personnes à mobilité réduite. Les plans définitifs de cette réfection ne sont toutefois pas encore connus.

En janvier, la Ville avait émis un avis de réserve foncière sur cet immeuble. Cette démarche signifie que la Ville se réservait le droit, pour deux ans, d’acquérir le bâtiment de gré à gré, ou encore par expropriation si une entente à l’amiable avec le propriétaire n’était pas conclue. Entre temps, l’avis signifiait au propriétaire que toute amélioration ou toute rénovation apportée à la bâtisse ne serait pas prise en compte par la Ville dans le prix offert lors d’une transaction.

La Ville a donc acquis le bâtiment pour la somme de 510 000$ versé à l’actuelle propriétaire. Du coup, la Ville lui verse également une somme de 10 000$ à titre d’indemnité dans cette transaction.

Difficile pour le moment de savoir à quel moment les travaux de réfection pourront débuter, étant donné que la Ville est présentement en démarches pour obtenir du financement des différents paliers de gouvernement pour cet important chantier.

Selon le directeur du cabinet du maire, Jean-Marc Bergeron, cette réfection était rendue plus que nécessaire, puisque la salle ne répond plus aux normes en vigueur, et a clairement besoin d’amour depuis les dernières années.

Par ailleurs, cette mise aux normes pourrait permettre de donner plus de latitude aux gestionnaires de la salle, en plus d’ouvrir les horizons à une offre de spectacles plus large grâce aux nouveaux aménagements, indique le conseiller municipal Claude Ferron.

Commerçants

Les propriétaires des commerces qui louent des locaux dans ce bâtiment n’affichaient pas le même enthousiasme, mardi après-midi. C’est d’ailleurs par le biais du Nouvelliste qu’ils ont appris qu’une transaction allait être conclue avec le conseil municipal, quelques heures plus tard.

Impossible, pour le moment, pour ces commerçants de savoir de quelle façon cette transaction viendra affecter leurs opérations, ni même à quel moment ils devront envisager de se relocaliser.

Le propriétaire de l’entreprise Inking Tattoo, Yannick Ruel, accueille la nouvelle avec beaucoup de déception, non seulement concernant la vente mais surtout sur le peu de communication dans ce dossier.

«Je trouve ça dommage, parce que nous n’avons jamais eu la moindre information. Tout ce qu’on a su, ça a été par les médias. La Ville n’est jamais venue nous offrir son aide pour une relocalisation, ou encore discuter d’une forme de compensation», note-t-il.

N’ayant que peu d’information, Yannick Ruel admet vivre de l’incertitude présentement sur le plan professionnel.

«On vit un stress, c’est certain», a-t-il commenté.

La propriétaire de Casafriq, Elvire Benedicte Toffa, a pour sa part limité ses commentaires, mais ne cachait pas sa profonde déception. «C’est comme une claque au visage. On dit vouloir encourager l’entrepreneuriat au centre-ville… Je ne suis pas du tout contente de la façon dont c’est géré», a-t-elle indiqué.

La Ville s’est faite rassurante, mardi soir, indiquant que les commerçants seront rencontrés sous peu, de même que les locataires des logements des étages supérieurs, afin de discuter de la suite des choses.

«Il était difficile pour nous d’entreprendre quelque démarche que ce soit tant que nous n’étions pas officiellement propriétaires de l’immeuble. Mais c’est certain qu’ils seront tous rencontrés», mentionne Robert Dussault, directeur général adjoint et directeur de l’aménagement et du développement urbain à la Ville de Trois-Rivières.