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Réfection de la piscine du parc Antoine-St-Onge: Shawinigan veut plus de temps et plus d’argent

Shawinigan — Prise avec un délai impossible à rencontrer et une aide financière insuffisante par rapport aux soumissions reçues lors du dernier appel d’offres, la Ville de Shawinigan demande plus de temps et plus d’argent à l’Agence de développement économique du Canada pour procéder à la réfection de la piscine du parc Antoine-St-Onge en 2018.

En assemblée spéciale le 27 novembre, le conseil municipal a adopté une résolution en ce sens. Dans son préambule, elle rappelle que le Programme d’infrastructure communautaire Canada 150 (2e volet) prévoit une aide financière équivalent à 50 % du coût des travaux admissibles, jusqu’à concurrence de 500 000 $.

En septembre, la Ville et l’Agence de développement du Canada avaient signé une entente prévoyant le versement d’une aide financière de 367 457 $, sur la base de coûts estimés à 734 913 $ pour le remplacement des systèmes de filtration et d’autres travaux connexes à cette piscine. Mais surprise, à l’ouverture des soumissions dans le cadre du dernier appel d’offres, la plus basse proposition s’établissait à... 1 230 040 $! Elle avait été déposée par Soucy Aquatik. Ciment projeté et Piscine Orléans avait présenté une soumission à 1 348 429 $, tandis que celle du Groupe Mécano atteignait 1 426 450 $.

Le conseil municipal a décidé de rejeter toutes ces offres. Or, ce volet du Programme d’infrastructure communautaire Canada 150 prévoit que les travaux subventionnés doivent être complétés avant le 31 décembre 2017. Une échéance impossible à rencontrer.

En conséquence, le conseil municipal demande à l’Agence de développement économique du Canada de réévaluer l’aide financière déjà confirmée, afin qu’elle atteigne le maximum de 500 000 $. De plus, les élus réclament au gouvernement la prolongation de la date limite pour réaliser le projet au 31 décembre 2018.

«Au printemps prochain, on aimerait retourner en appel de propositions», explique le maire, Michel Angers. «Souvent, les prix sont pas mal mieux qu’à l’automne, surtout en fin de saison quand on travaille dans le froid et le gel.»

Il existe une telle disproportion entre les chiffres de la Ville et les dernières soumissions qu’il est permis de questionner également l’estimation effectuée par l’administration municipale.

«On pense que notre évaluation était correcte», indique le maire. «Y aura-t-il un ajustement? On va revoir ça à l’interne.»

Si jamais la demande est refusée, M. Angers mentionne que d’autres programmes seront scrutés afin d’obtenir l’aide financière nécessaire à la réalisation de ces travaux essentiels. 

«Nous avons confiance qu’on soit capable de reporter la subvention et de jumeler le tout avec une soumission plus basse», avance-t-il. «Sans ça, la piscine ne fonctionne pas. On perd de l’eau!»