Gloria Giguère, propriétaire de la boutique Rouge Marine et Kim Théberge, propriétaire de la Librairie ABC sont au cœur du projet.
Gloria Giguère, propriétaire de la boutique Rouge Marine et Kim Théberge, propriétaire de la Librairie ABC sont au cœur du projet.

Redonner à sa communauté... au plus grand plaisir des élèves

Audrey Tremblay
Audrey Tremblay
Le Nouvelliste
La Tuque — L’initiative visant à regarnir les étagères de jeux des écoles de La Tuque lancée par la femme d’affaires Gloria Giguère est devenue un véritable mouvement dans la communauté latuquoise. De nombreux entrepreneurs et citoyens ont embarqué dans le projet et ce sont plusieurs milliers de dollars qui seront remis en dons dans les établissements scolaires au plus grand plaisir des élèves.

«On sent que le mois de novembre n’est pas facile. C’était le bon timing pour remettre les jouets dans les écoles. On va diviser ça par groupe, par école… Je pense que ça va amener un vent de fraîcheur, un peu de soleil dans ce mois de novembre», lance Gloria Giguère.

Cette dernière et sa complice de la Librairie ABC, Kim Théberge, ont investi au-delà de 80 heures de bénévolat chacune dans cette initiative en plus des dons en argent.

Elles ont acheté des jeux divers, des livres, des articles de sport, du matériel d’art…

«Il y a environ 80 % de jeux éducatifs. On parle de jeux de mémoire, de logique, de dextérité, de construction, de la peinture… On a du matériel pour faire bouger les jeunes aussi», énumère Gloria Giguère.

Près d’une quinzaine d’entreprises et de nombreux citoyens se sont manifestés pour embarquer dans le projet. Au total, près de 10 000 dollars de matériel se retrouvera sur les tablettes des écoles.

Karine Thibault et Martin Charest ont remis plus de 1000$ en dons cette année.

Les propriétaires de l’entreprise Ok Pneus, Karine Thibault et Martin Charest, font partie de ceux qui ont embarqué dans le mouvement.

«Avec la pandémie, les enfants ne peuvent plus partager les jouets et ils sont plus restreints au niveau du matériel. On a décidé d’embarquer. Notre entreprise a toujours été consciente de l’importance de participer au mieux-être de sa collectivité», affirme Karine Thibault copropriétaire de Ok Pneus La Tuque.

Les propriétaires de l’entreprise ont choisi de remettre au programme d’arts plastiques quelques dizaines d’étuis à crayons, pour une valeur 1073 $. L’entreprise s’est même engagée pour les trois prochaines années scolaires à remettre un montant de 500 $ au programme d’arts plastiques de l’école Champagnat pour permettre à des élèves dans le besoin de mieux participer en classe, de s’épanouir et de laisser libre cours à leur imagination.

«Les arts plastiques, ça leur permet de décrocher. Souvent, ça leur permet de développer d’autres talents, de développer leur imagination… Moi et Martin, nous avons des enfants qui vont à l’école, qui ont profité de l’expertise de tous ces professeurs-là. Aider les jeunes, c’est une valeur qui nous tient énormément à cœur. Nos jeunes représentent notre avenir, alors quand on entend que nos écoles manque de matériel, tu ne peux pas faire autrement que de dire j’embarque», lance Mme Thibault.

C’est dans le même esprit, avec la même envie de redonner au suivant, que la clinique vétérinaire Méliblack a suivi l’élan de solidarité collectif.

«On ne se doutait pas qu’il y avait un manque comme celui-là dans les écoles. Quand on a vu ça dans les médias, on s’est dit que nous aussi on pouvait participer. J’essaie de m’impliquer de diverses façons dans ma communauté», souligne la propriétaire de la clinique vétérinaire Dre Mélissa Blackburn.

La clinique vétérinaire a participé au mouvement. On voit les jouets et les membres de l’équipe, Audrey Godon, Émilie Roy, Karine Girard, Jacqueline Blackburn, Marilou Dumont, Patricia Audet et Mélissa Blackburn, vétérinaire.

Cette dernière a choisi des jeux et des jouets reliés au domaine vétérinaire. Aux alentours de 300 $ de jouets destinés aux enfants du primaire seront remis aux enseignants.

«Ça va leur permettre de voir un métier aussi, peut-être qu’il y en a un là-dedans qui va vouloir devenir vétérinaire ou technicien parce qu’il aura joué avec ça à l’école! […] J’ai aussi acheté les jeux à La Tuque pour encourager local tout en aidant la communauté», note Dre Blackburn.