Le centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès redémarrera le 14 avril.
Le centre de tri de Saint-Étienne-des-Grès redémarrera le 14 avril.

Redémarrage partiel à Récupération Mauricie le 14 avril: «Je vais être sur la chaîne de tri»

Brigitte Trahan
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste
Saint-Étienne-des-Grès — À moins d’un resserrement par le gouvernement des mesures sanitaires actuelles, le Centre de tri de Récupération Mauricie redémarrera ses activités de triage des matières recyclables le 14 avril, mais à seulement 25 % de sa capacité à cause du confinement.

Les importants travaux de remplacement des poutres de la toiture, qui avaient été endommagées durant l’hiver 2018 par la glace, «ont été terminés juste avant le début du confinement», se réjouit le directeur général de RM, Daniel Cassivi.

C’est avec un personnel réduit aux trois quarts et au ralenti, donc, que ce service essentiel reprendra du service dans deux semaines. C’est qu’il s’agit, rappelons-le, «d’une entreprise adaptée dont plusieurs travailleurs ont des limitations physiques et fonctionnelles» qui les rendent plus vulnérables, explique M. Cassivi.

L’usine de RM à Trois-Rivières ne fait pas partie des services essentiels et elle a donc été fermée temporairement. La quinzaine d’employés qui y sont rattachés pourraient donc être appelés en renfort pour le redémarrage de l’usine de Saint-Étienne-des-Grès, précise M. Cassivi.

Le président de RM, Luc Dostaler.

Le président de Récupération Mauricie, le maire Luc Dostaler, indique que le redémarrage représente en ce moment le plus grand défi. «Notre priorité est la santé et la sécurité de nos employés», insiste-t-il. «J’ai demandé que l’on parle à chaque employé. Certains ont hâte de retourner au boulot», dit-il, mais ça ne se fera pas sans des protections, c’est-à-dire avec des masques et des gants, ni sans appliquer la mesure de distanciation sociale.

«Je vais être sur la chaîne de tri» lors du redémarrage, promet Luc Dostaler, histoire de rassurer tout le monde que le travail se fera en sécurité.

Rappelons que depuis le début de la réparation de la toiture du centre de tri régional, RM envoyait les matières recyclables à d’autres centres de tri du Québec. Dès qu’il assumera toute la gestion de ses matières, le centre de tri de Saint-Étienne-de-Grès ne pourra le faire qu’au ralenti, avec le quart de ses effectifs, c’est pourquoi toutes les options sont envisagées en ce moment, indique Luc Dostaler. Ce dernier assure que la priorité demeure le tri et l’entreposage des matières qui s’accumuleront inévitablement.

Le président n’exclut pas que si l’on finit par manquer d’espace, l’enfouissement pourrait être envisagé.

Pour l’instant, rappelle Daniel Cassivi, la récupération du plastique numéro 1, du carton et du papier fait partie de la liste des services essentiels.

Les deux semaines qui séparent le centre de tri de son redémarrage permettront à RM d’effectuer quelques réparations et de remettre les machines en marche. «Nous avons des bris mineurs», signale M. Cassivi.