Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées pour exiger des actions de la classe politique pour lutter contre les changements climatiques, samedi, à Trois-Rivières.

Rassemblement pour le climat au parc Champlain

Trois-Rivières — Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées samedi après-midi, au parc Champlain de Trois-Rivières, dans le cadre de la Semaine de la terre.

Le collectif La planète s’invite à l’université - UQTR, qui organisait l’événement, souhaitait ainsi mobiliser à nouveau la population sur l’enjeu des changements climatiques. Le rassemblement a pris la forme d’un sit-in, un clin d’oeil à Greta Thunberg, une adolescente suédoise qui, chaque vendredi depuis août 2018, s’assoit devant le parlement de son pays avec une pancarte pour réclamer des actions pour lutter contre les changements climatiques.

«On a voulu faire la même chose qu’elle, symboliquement, et rejoindre le mouvement international qui s’est organisé derrière elle», précise Marjolaine Tremblay-Paradis, l’une des organisatrices du rassemblement de samedi.

Plusieurs étudiants de l’UQTR étaient présents à ce rassemblement, de même que des citoyens et des organisations citoyennes, dont Alternatives Bécancour, qui s’oppose à ProjetBécancour.ag, une usine d’urée et de méthanol qui aimerait s’implanter dans le parc industriel et portuaire de Bécancour. Des représentants de Québec solidaire dans la région, dont Valérie Delage et Steven Roy Cullen, étaient aussi présents.

Le candidat à la course à la mairie de Trois-Rivières Jean-François Aubin s’est également invité à ce rassemblement. Les organisateurs de l’événement ont invité les participants à écrire des messages aux quatre candidats sur l’état de la planète. «On va remettre ces messages aux candidats lundi», indique Fanie Gagnon, une autre organisatrice du rassemblement.

Grève le 27 septembre

Les étudiants de l’UQTR pourraient tenir à nouveau une journée de grève le 27 septembre prochain, en lien avec les actions menées pour faire reconnaître l’urgence climatique partout dans le monde. L’Association générale des étudiants de l’UQTR organise un référendum auprès de ses membres pour voir si une telle activité recevrait leur appui ou non. Le vote se termine le 3 mai.

Si cette grève a lieu, Mme Tremblay-Paradis espère que la direction de l’université se montrera plus ouverte à soutenir les étudiants que lors de la grève du 15 mars dernier. Sept étudiants sages-femmes ont manqué un examen pour participer à cette journée de mobilisation, examen qu’elles doivent passer pour accéder à leur dernière année d’études. La direction de l’UQTR leur a toutefois refusé la permission de reprendre cet examen. «On espère qu’il y aura de l’ouverture, avance Mme Tremblay-Paradis. Mais le recteur a bien vu que cette journée-là, 150 000 étudiants étaient dans les rues de Montréal pour manifester, alors ça m’étonnerait qu’il veuille faire cavalier seul et être pointé du doigt.»

«Ça va être un travail de longue haleine auprès de la population étudiante, des professeurs et de l’administration, reconnaît Mme Gagnon. Mais pendant l’été, on va pouvoir montrer que notre stratégie est bonne, que c’est bon pour l’université et la ville, et qu’on n’est pas juste là pour faire la grève.»

En ce qui concerne les étudiantes sages-femmes pénalisées, les deux organisatrices espèrent que le soutien populaire, non seulement de la part d’autres étudiants, mais aussi d’une partie de la population, pèsera dans la balance et convaincra l’UQTR de leur permettre de reprendre leur examen. «On a vu, par la pétition en ligne qui a été lancée, qu’il y a un grand soutien pour elles», souligne Mme Tremblay-Paradis.