Rafael Jacob a décidé de créer une bourse qui permettra à un élève du Séminaire Saint-Joseph d’approfondir son apprentissage de l’anglais.

Rafael Jacob: «Le Séminaire a joué un rôle unique pour moi»

Trois-Rivières — Chercheur et analyste spécialisé en politique américaine et membre de la réputée Chaire Raoul-Dandurand, le Trifluvien d’origine Rafael Jacob considère que son passage au Séminaire Saint-Joseph a été déterminant sur la suite de ses parcours académique et professionnel. Question de redonner en retour, il a décidé de remettre une bourse à un élève de la maison d’enseignement de la rue Laviolette grâce à laquelle ce dernier ou cette dernière pourra approfondir son apprentissage de l’anglais.

Celui qui est régulièrement appelé à commenter les sujets chauds de l’actualité politique chez nos voisins du sud sur les ondes de différentes stations de radio et de télévision ainsi que dans les pages des grands quotidiens montréalais sera d’ailleurs présent ce jeudi lors du gala Méritas afin de remettre la première bourse portant son nom. Grâce à son initiative, le jeune garçon ou la jeune fille qui a été sélectionné par les membres du corps professoral pourra donc bénéficier d’un séjour d’une semaine dans un camp d’immersion anglaise.

Celui qui a gradué du Séminaire en 2001 et dont le parcours académique l’a amené jusqu’à l’Université Temple à Philadelphie – où il a complété son doctorat – a décidé d’approcher la direction de son alma mater pour proposer son idée après avoir promis à son père de redonner aux jeunes dans les jours ayant précédé la mort de ce dernier en 2017.

«Il avait contribué d’une façon très importante à développer mon ouverture sur le monde et mon intérêt pour la culture américaine», souligne-t-il.

Mais pourquoi avoir choisi le Séminaire Saint-Joseph alors qu’il a fréquenté plusieurs autres institutions académiques, dont certaines très prestigieuses?

«Les professeurs du Séminaire ont joué un rôle significatif dans mon cheminement et ont influencé ce que j’ai finalement fait dans la vie. [...] Le Séminaire a joué un rôle unique pour moi. J’ai 35 ans et je le dis en toute modestie, j’ai fait pas mal de choses et rencontré pas mal de gens au cours de ma vie, mais mes années au Séminaire ont été les plus belles de ma vie. Le Séminaire était ma deuxième maison», lance celui qui a notamment porté les couleurs du Vert et Or au hockey, au football et qui a représenté l’école en génie en herbe.

En plus d’assouvir son désir de redonner à une institution envers laquelle il se dit redevable, cette nouvelle bourse permettra à son récipiendaire d’ajouter une corde essentielle à son arc dans le monde d’aujourd’hui.

«Mon objectif est de donner un coup de pouce au lauréat. Il pourra approfondir, et surtout, pratiquer son anglais. J’ai passé les 20 premières années de ma vie à Trois-Rivières et je sais que ce n’est pas toujours facile de le faire dans un environnement francophone», fait-il remarquer.

Par ailleurs, Rafael Jacob espère que son initiative se perpétue dans le futur et prenne de l’ampleur. Dans cette optique, il aimerait bien convaincre des partenaires de se joindre à lui dans ce projet.

Trump réélu?

Après avoir lancé sur les ondes de Radio-Canada qu’il s’engageait à ne plus accepter d’analyser la politique américaine sur les ondes de la télévision d’État tellement il était convaincu que Donald Trump n’allait pas remporter la dernière élection présidentielle – engagement dont ont fait fi les dirigeants du réseau, car ils l’ont réinvité par la suite –, il est évidemment réticent à se mouiller en ce qui a trait à une possible réélection du controversé président dans un an et demi. Il considère par contre que la campagne présidentielle serait très intéressante si elle se mettait en branle aujourd’hui.

«Ça serait compétitif. Il est dans une position qui fait en sorte qu’il est concevable qu’il soit battu, mais qu’il est également concevable qu’il soit réélu. Mais il est encore très tôt. Quiconque prédit à ce moment le résultat ne sait pas de quoi il parle. J’en suis la preuve, car je me suis trompé à un mois de l’élection. À un an et demi de l’élection, on ne peut pas faire de prédiction responsable. On ne sait même pas qui les démocrates choisiront pour l’affronter», explique-t-il.