Le gouvernement du Québec a annoncé jeudi un investissement de 4,66 millions qui permettra d’améliorer la qualité du littoral du lac Saint-Pierre. De gauche à droite : Marc H. Plante, député de Maskinongé, Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Jean-Denis Girard, député de Trois-Rivières et Pierre Giguère, député de Saint-Maurice

Québec verse 4,66 M$ pour la phase 2

TROIS-RIVIÈRES — Le début du deuxième volet concernant la conservation du lac Saint-Pierre a été annoncé jeudi par Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques. La mise en place d’un pôle d’expertise multidisciplinaire en gestion durable du littoral du lac Saint-Pierre fera l’objet d’un investissement de 4,66 millions sur quatre ans.

Au mois de mars dernier, le gouvernement du Québec mettait en place le Programme de conservation du lac Saint-Pierre. Un deuxième volet s’ajoute maintenant au programme avec la mise sur pied d’un pôle d’expertise multidisciplinaire pour améliorer les impacts de l’agriculture sur le littoral du lac.

La détérioration de l’écosystème du lac est en partie liée aux pratiques agricoles dans son littoral. Selon Pierre Magnan, professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières, ces pratiques se font «dans la plaine inondable, donc dans la zone où il y a de l’eau qui va arriver au printemps et qui va se retirer par la suite», explique-t-il.

La situation actuelle du lac Saint-Pierre frôle maintenant le point critique. «On veut travailler pour préserver la biodiversité du lac», soutient Isabelle Melançon, ministre du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Le pôle d’expertise multidisciplinaire regroupera des experts de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), de l’Université Laval et de l’Université McGill. Leur mandat sera la création de propositions de projets de recherche et d’expérimentation concrets qui favoriseront une agriculture durable et adaptée à l’écosystème du lac Saint-Pierre.

L’UQTR mettra à profit des compétences en environnement et ses connaissances approfondies du lac tandis que les universités Laval et McGill apporteront leurs expertises reconnues en science de l’agriculture. «Ces trois universités constituent un terreau fertile à l’innovation qui représente la clé du succès qui sauvera le lac», estime Mme Melançon.

Au final, «chacune des universités collaborant au pôle nommera un chercheur. Tous travailleront ensemble afin de composer un comité de coordination scientifique pour établir une programmation de recherche du pôle», ajoute Marc H. Plante, député de Maskinongé.

L’UQTR sera également responsable d’effectuer la gestion administrative étant donné son implantation dans la région et sa connaissance des enjeux locaux.

développer une agriculture durable
L’objectif ultime du pôle sera de mettre en place des moyens pour promouvoir une agriculture durable et compatible avec le littoral du lac Saint-Pierre. «L’environnement va maintenant de pair avec l’agriculture. Il faut avoir une agriculture adaptée, rentable et respectueuse des écosystèmes », précise M. Plante.

Les tests de cette nouvelle pratique agricole seront étudiés par l’UQTR, notamment l’aspect concernant les effets causés dans les bassins versants du lac, mais aussi ceux qui ont trait au milieu aquatique.

À partir des résultats obtenus, le pôle d’expertise multidisciplinaire devra proposer au gouvernement un mode de gestion agricole qui sera susceptible d’assurer une agriculture durable.