Québec au secours des bus

TROIS-RIVIÈRES — Des autobus ont pris le chemin de la fourrière, jeudi matin, conséquence de la grève du zèle des contrôleurs routiers. Ils pourront en sortir grâce à un arrêté ministériel publié d’urgence, qui régularise le poids des mastodontes servant au transport public de personnes. Les camionneurs demandent maintenant à être protégés.

Le ministre des Transports du Québec, André Fortin, a signé le document administratif à caractère exécutoire en fin de journée. Il suspend pour une période de cinq ans les articles 463 et 464 du Code de la sécurité routière et donc les normes de charges pour les autobus interurbains, urbains et scolaires. Pendant la période de dégel, ces véhicules se retrouvent en infraction, car ils font peser plus de 8000 kilogrammes sur l’essieu arrière, même avec peu ou pas de passagers à bord.

Ces deux derniers jours, les contrôleurs routiers ont fait fi de leur tolérance habituelle en la matière. Ils ont intercepté et retiré de la route des autobus urbains dans toutes les grandes villes du Québec. Cela pour mettre de la pression sur le gouvernement Couillard, qu’ils accusent de renier les clauses salariales d’une entente de principe conclue en février 2017 en vue du renouvellement de la convention collective.

À Trois-Rivières, trois autobus de la Société de transports de Trois-Rivières (STTR) ont subi des contrôles alors qu’ils se trouvaient au terminus du Carrefour de Trois-Rivières-Ouest. Deux de ceux-ci étaient trop lourds en cette période de dégel, ce qui a valu à la STTR des constats d’infraction de 260 $ chacun.