Dans l’ordre habituel, on aperçoit Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, Stéphanie-May Ruchat (sciences de l’activité physique), Vincent Maire (sciences de l’environnement), Annie Stipanicic, directrice du Département de psychologie qui représentait sa collègue Noémie Carbonneau (psychologie), Patrick Narbonne (biologie médicale) et Jean-François Millaire, doyen de la recherche et de la création.
Dans l’ordre habituel, on aperçoit Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, Stéphanie-May Ruchat (sciences de l’activité physique), Vincent Maire (sciences de l’environnement), Annie Stipanicic, directrice du Département de psychologie qui représentait sa collègue Noémie Carbonneau (psychologie), Patrick Narbonne (biologie médicale) et Jean-François Millaire, doyen de la recherche et de la création.

Quatre nouvelles chaires de recherche à l'UQTR: «Un investissement dans le talent»

Marc Rochette
Marc Rochette
Le Nouvelliste
Trois-Rivières — Les mécanismes régulant la prolifération des cellules souches en lien avec le cancer, la promotion de la santé maternelle, les facteurs psychosociaux qui influent sur les habitudes alimentaires, la réponse de la biodiversité végétale aux variations environnementales: voilà les enjeux qui seront explorés par les titulaires des quatre nouvelles chaires de recherche UQTR annoncées jeudi.

L’établissement relance ainsi son propre programme de chaires de recherche, avec l’objectif d’en créer 12 au cours des années 2019-2021, à raison de quatre par année pour un investissement total de 900 000 $.

«Je tiens à féliciter les quatre nouveaux titulaires, dont l’excellence du dossier de recherche et le potentiel d’avant-garde dans leur domaine respectif ont mené à l’obtention d’une Chaire de recherche UQTR. Ces chercheurs contribuent au rayonnement intellectuel de l’UQTR et à la positionner à l’échelle nationale et internationale. Nous espérons que cette opportunité servira de tremplin vers d’autres possibilités de financement en recherche et propulsera la carrière de ces jeunes chercheurs exceptionnels», affirme Daniel McMahon, recteur de l’UQTR, avant d’ajouter que «c’est un investissement dans le talent».

Le programme des Chaires de recherche UQTR vise à reconnaître des professeurs-chercheurs susceptibles de devenir des chefs de file dans leur domaine, et à leur offrir un soutien financier pour faire avancer leurs travaux scientifiques. Les Chaires de recherche UQTR sont attribuées par voie de concours et le mandat du titulaire est d’une durée de trois ans, non renouvelable.

Chaque titulaire dispose d’un budget de fonctionnement annuel pour la recherche d’au minimum 25 000 $. La sélection des titulaires repose sur l’excellence du candidat, la qualité de son programme de recherche, l’intégration de la formation de personnel hautement qualifié, de même que la contribution significative au savoir.

Ainsi, la Chaire de recherche UQTR sur la régulation homéostatique des cellules souches et le cancer sera dirigée par Patrick Narbonne, du Département de biologie médicale.

«Quand j’étais jeune, j’avais peur d’attraper le cancer», a avoué ce fils de médecin qui, apprenant que le simple fait de vieillir contribue à cette maladie, veut maintenant définir les mécanismes qui limitent la profilération des cellules souches.

Car, dit-il, de récentes évidences suggèrent que le nombre total de divisions exécutées par nos cellules souches durant notre vie pourrait être le plus grand facteur de risque pour développer un cancer. «Ainsi, plus nous vivons longtemps, plus nos cellules souches se divisent, plus elles peuvent se dérégler et progresser vers la tumorigénèse», explique-t-il.

Pour sa part, Stéphanie-May Richat, du Département des sciences de l’activité physique, dirigera la Chaire de recherche UQTR en activité physique et santé maternelle et néonatale.

Son équipe aura ainsi pour mission d’étudier l’impact de l’activité physique préconception, prénatale et postnatale sur la santé maternelle, fœtale et néonatale, dans le but de développer des interventions et des recommandations pour promouvoir la santé des femmes et de leurs futurs enfants.

Par ailleurs, la Chaire de recherche UQTR écologie fonctionnelle arctique sera menée par Vincent Maire, du Département des sciences de l’environnement. Celui-ci souhaite mieux comprendre et prédire comment les communautés d’espèces végétales adaptées au froid répondent aux variations environnementales actuelles et, en retour, influencent la dynamique du pergélisol et du carbone du sol au sein des écosystèmes de toundra.

Finalement, Noémie Carbonneau, du Département de psychologie, dirigera la Chaire de recherche UQTR en psychologie sociale appliquée à l’alimentation. Son mandat principal consiste à développer les connaissances scientifiques au sujet des facteurs psychosociaux qui influent sur les habitudes alimentaires.