Quatre nouvelles chaires de recherche à l’UQTR

L’Université du Québec à Trois-Rivières a annoncé, mardi, la création de quatre nouvelles chaires de recherche.

Ainsi, cette année naîtront la chaire de recherche de l’UQTR en anatomie fonctionnelle, dirigée par le professeur Stéphane Sobczak, celle sur l’écologie du Saint-Laurent, dirigée par le professeur François Guillemette, celle sur les matériaux avancés pour la santé et sécurité du travail, dirigée par le professeur Phuong Nguyen-Tri ainsi que celle sur le discours et la construction du lien social, dirigée par la professeure Geneviève Bernard Barbeau.

«Je félicite les titulaires des quatre nouvelles chaires de recherche de l’UQTR que nous lançons aujourd’hui. Il est crucial, pour le développement de notre université, de soutenir la nouvelle génération de chercheuses et de chercheurs, qui apportent leur vision, leurs innovations et leur dynamisme à l’avancement de la science», a fait savoir le recteur de l’UQTR, Daniel McMahon.

La création de ces chaires de recherche s’inscrit dans un projet de l’établissement d’en créer 12, à raison de quatre par année, entre 2019 et 2021. Cela représente un investissement total de 900 000 $.

Chaque titulaire disposera d’un mandat de trois années au cours desquelles un budget annuel de 25 000 $ lui sera octroyé.

Des objectifs définis

Afin de devenir titulaires d’une chaire de recherche de l’UQTR, les quatre professeurs ont dû soumettre leur projet détaillé à un concours dans le but de prouver qu’ils étaient les candidats tout désignés pour obtenir un financement de cette envergure. Ils ont donc pu établir très clairement les objectifs de leurs travaux de recherche.

Avec sa chaire sur le discours et la construction du lien social, la professeure au département de lettres et communication sociale Geneviève Bernard Barbeau espère «analyser les pratiques discursives dans l’espace public québécois ainsi que leurs effets sur les relations entre les individus et entre les groupes, pour ainsi repérer les points de tentions qui émergent des discours» et élaborer des stratégies afin de les atténuer.

Le professeur au département de chimie, biochimie et physique Phuong Nguyen-Tri entretient lui aussi d’ambitieux desseins pour sa chaire de recherche sur les matériaux avancés pour la santé et sécurité du travail.

«Ce sujet reste toujours une préoccupation d’actualité, surtout dans le contexte actuel de la pandémie de COVID-19. Nous allons donc aborder la question de l’élaboration d’équipements plus efficaces pour mieux protéger les travailleurs dans divers secteurs d’activités, notamment dans les hôpitaux, les usines de transformation du métal, ainsi que la préparation alimentaire. Les retombées seront bénéfiques non seulement pour les travailleurs et les employeurs du Québec, mais également pour les fabricants de matériel de protection.»

En ce qui a trait à la chaire de recherche sur l’écologie du Saint-Laurent, le professeur en sciences de l’environnement François Guillemette assure que le but des recherches menées sera tout aussi audacieux et près des citoyens.

«On parle du Saint-Laurent comme un facteur économique de très grande importance dans notre société. L’activité humaine entraînant toutefois de nombreux problèmes au sein de cet écosystème, nous tenterons d’étudier des façons de mieux comprendre comment des pressions anthropiques (activité humaine) peuvent affecter le fonctionnement des grandes rivières», a-t-il expliqué.

Enfin, le professeur au département d’anatomie Stéphane Sobczak, quant à lui, souhaite se servir de sa chaire de recherche en anatomie fonctionnelle afin de développer des outils objectifs plutôt que subjectifs permettant d’analyser les mouvements intervertébraux de la colonne lombaire.

Ces chaires de recherche de l’UQTR se composeront toutes de professeurs et d’étudiants au postdoctorat, au doctorat et à la maîtrise.