Édith Collins, franchisée, St-Hubert Express, Gloria Lemire, associée chez Deloitte Sociétés privées, Richard Proulx, médecin responsable du GMF, Nicole Thibodeau, directrice générale chez Ideal Cargo et Valérie Dionne, directrice générale chez Gestion Fauvel inc. et présidente d’honneur.

Quatre ambassadrices en mission

SAINT-LÉONARD-D’ASTON — Cette année, la Fondation médicale Jean-Pierre Despins a sélectionné quatre femmes de cœur et de tête pour porter le flambeau de sa campagne annuelle de financement. Valérie Dionne, présidente d’honneur, Édith Collins, Gloria Lemire et Nicole Thibodeau auront pour mission de récolter des fonds et de faire la promotion du souper-bénéfice qui aura lieu le 20 octobre prochain.

«L’objectif est d’amasser des fonds pour faire l’achat de nouveaux équipements médicaux, mais aussi pour recruter des médecins, car nous sommes en pénurie en ce moment. Idéalement, nous aurions besoin de quatre médecins de plus pour le Groupe de médecine familial de Saint-Léonard-d’Aston», explique René Bérubé, président de la Fondation médicale Jean-Pierre Despins.

Il ajoute que ces quatre ambassadrices sont des leaders dans leur milieu. «Nous avons récolté 108 000 $ l’an dernier. Nous sommes persuadés que nous pourrons atteindre et dépasser cet objectif cette année», estime-t-il.

En mode séduction
La Fondation médicale Jean-Pierre Despins est en mode séduction. L’objectif est de recruter quatre nouveaux médecins, mais la tâche est ardue. «Les jeunes médecins ne veulent pas venir en milieu rural. Ils préfèrent travailler en ville. La vie rurale n’est pas très attrayante pour eux», souligne M. Bérubé

Il poursuit en racontant que l’an dernier, ils ont perdu deux jeunes médecins à qui le ministère de la Santé et des Services sociaux avait octroyé un droit de pratique au profit des villes de Nicolet et de Québec. «Le principal problème c’est que les plans régionaux d’effectifs médicaux (PREM) ne lient pas le médecin et une clinique en particulier. Tant que le ministère n’attachera pas les PREM aux cliniques, les jeunes médecins quitteront les milieux ruraux», estime M. Bérubé.

Afin de recruter des médecins, la fondation prendra part à trois salons qui auront lieu à Québec, Bromont et Montréal. «Nous sommes en mode recrutement. Nous voulons attirer des médecins, car actuellement nous avons seulement quatre médecins pour répondre aux besoins d’environ 9000 patients», précise M. Bérubé.

Un nouveau médecin
D’ailleurs, les efforts déployés depuis les derniers mois ont rapporté puisqu’un nouveau médecin fera son arrivée au GMF de Saint-Léonard-d’Aston en septembre prochain. D’ici là, la fondation et les quatre ambassadrices redoubleront d’efforts pour récolter des fonds afin de recruter d’autres médecins. D’ailleurs, une bourse d’installation de 15 000 $ est offerte aux médecins qui viennent pratiquer à la clinique.

Afin de susciter l’intérêt et d’interpeller de nouveaux médecins, la fondation a même installé des affiches à différents endroits dont une à la halte routière le Madrid, situé près de l’autoroute 20.

«Il y a vraiment beaucoup de gens qui passent par cette halte, nous pensons que notre affiche attirera l’attention», souligne M. Bérubé. Un site web a également été développé. « Pour le moment, il y a seulement des médecins étrangers qui ont manifesté leur intérêt. Je ne doute pas de leurs compétences, mais l’octroi d’un droit de pratique pour un médecin de l’extérieur est très compliqué. Nous espérons que cette campagne et nos efforts de recrutement fonctionneront», termine M. Bérubé.