Louis-Philippe Poulin, président-fondateur de ProgressionLIVE.

Quand un logiciel élimine le papier

Trois-Rivières — En 2001, Louis-Philippe Poulin effectuait un stage en informatique dans une PME où une quarantaine de techniciens remplissaient des bons de travail papier et devaient appeler au bureau pour indiquer le statut de leur tâche.

Afin d’aider la PME à être plus productive, le p’tit gars de Saint-Alexis-des-Monts a alors pris l’initiative de développer une page web important les tâches à effectuer et les rendant accessible sur les téléphones des techniciens. Au fond, en raison de son avant-gardisme, c’est ce qui allait devenir l’ancêtre de ProgressionLIVE.

Car quelques années plus tard, Louis-Philippe démarrait l’entreprise Diffusion Solutions Intégrées avec son ami d’enfance Pierre-David Bélanger afin d’offrir leurs services en informatique aux PME et éventuellement développer officiellement ProgressionLIVE.

Or, aider pour faire la différence a toujours été leur volonté. C’est pourquoi ils offraient également différents services (applications, sites web, courriels, etc.) aux PME afin de les rendre plus professionnelles et productives. Ils ont rapidement pris conscience que ProgressionLIVE était en grande demande par sa simplicité pour les techniciens. Cela les a forcé à abandonner la conception d’applications et de sites web personnalisés et d’agrandir l’équipe pour se concentrer uniquement sur leur produit phare.

Depuis la création de l’entreprise il y a 13 ans, ce sont les besoins de plus de 500 clients qui ont façonné l’application. La mobilité, l’intégration avec les logiciels comptables, la personnalisation et l’humanisation du logiciel ont été les piliers de croissance de ProgressionLIVE.

«Quoique cliché, nos clients mentionnent souvent que nous avons changé leur vie en optimisant leur productivité. La plupart ont vu leur nombre de tâches traitées et leurs revenus augmenter drastiquement avec l’implantation de notre solution», raconte Louis-Philippe Poulin.

Aujourd’hui, ProgressionLIVE compte plus de 30 employés prêts à faire la différence pour les PME. Et déjà, l’heure est au déménagement sur la 6e Rue pour des locaux deux fois plus grands, la superficie passant de 2500 à 5000 pieds carrés. Il faut dire qu’au cours des cinq dernières années, le taux de croissance aura été de 30 % à 40 %.

Et puisque son produit permet aux entreprises d’éliminer le papier - et il y en a encore beaucoup dans le domaine du transport pour la facturation -, il croit plus que jamais qu’en cette ère de rareté de main-d’oeuvre qui frappe aussi sa clientèle, celle-ci a tout avantage à automatiser ses opérations. «Le timing est là. Et c’est un investissement rentable», plaide le président-fondateur, convaincu qu’il y a «encore de la place pour grandir» avec un tel marché potentiel. Pour l’instant, les clients proviennent à 80 % du Québec et à 20 % dans le reste du Canada.

ProgressionLIVE permet donc d’éliminer le papier dans les entreprises et d’envoyer les éléments de facturation plus rapidement au bureau. De plus, ce produit convient aux entreprises de service, de transport et de livraison. «Parmi nos clients, nous comptons des électriciens, des plombiers, des entreprises en chauffage et climatisation et des entreprises de livraison», précise-t-il.

Puis, son logiciel de répartition mobile permet la prise de commande sur une tablette ou un téléphone intelligent Android ou iOS. Par exemple, tout comme Fedex et UPS qui demandent des signatures électroniques, ProgressionLIVE offre le même service pour les PME.

«Ensuite, fort de partenariats efficaces, notre logiciel s’intègre aisément à vos logiciels et équipements déjà en place, dont les logiciels comptables, dont Acomba, Sage et QuickBooks Online», souligne-t-il.

Comment expliquer un tel succès pour le trio d’actionnaires et leur équipe? «On est très client d’abord. Nous sommes très près d’eux et surtout à l’écoute de leurs besoins. Nous avons cette capacité de personnaliser et d’adapter le produit au client. Et pour nous, le service d’accompagnement est important», explique celui qui est manifestement heureux de faire carrière dans sa région natale.

Quant au personnel, dont le taux de rétention est impressionnant, il bénéficie d’une «kyrielle d’avantages» et le prochain ne sera pas le moindre dès le 1er janvier 2020: un régime de retraite. «Et ce qu’on recherche comme employé, c’est davantage les valeurs que les compétences», conclut celui qui met beaucoup d’emphase sur l’humain.