Valérie Delage, de QS, Marc H. Plante, du PLQ, Marie-Claude Camirand, du PQ, Simon Allaire, de la CAQ, et Adis Simidzija, du PVQ, ont participé à ce panel politique organisé à l’école secondaire Chavigny.

Quand les candidats vont à l’école...

TROIS-RIVIÈRES — Le temps d’un après-midi, quelques candidats de Maskinongé et Trois-Rivières sont retournés à l’école, en participant à un panel organisé lundi à Chavigny par l’UQTR. Et les quelque 250 étudiants de quatrième et cinquième secondaire présents ont pu entendre les politiciens traiter de différents enjeux.

D’entrée de jeu, ils ont été appelés à expliquer leur motivation à se lancer dans la course. «Je voulais faire grandir le milieu où je suis né. Et on peut faire la différence dans le quotidien des gens», a lancé le candidat libéral dans Maskinongé, Marc H. Plante.

Si la péquiste dans Trois-Rivières, Marie-Claude Camirand, dit s’impliquer pour l’avenir de ses enfants, le caquiste Simon Allaire, dans Maskinongé, affirme vouloir contribuer au renouveau du Québec. Pour Adis Simidzija, du Parti Vert du Québec dans Trois-Rivières, c’est l’enjeu environnemental qui le motive alors que sa rivale solidaire, Valérie Delage, veut diminuer les inégalités.

Pourquoi devraient-ils être élus? «Je vais droit au but, je donne l’heure juste, je connais la réalité», a plaidé la représentante du PQ, tout en évoquant ses huit années passées comme conseillère municipale à la Ville de Trois-Rivières. «Pour reprendre l’expression du maire de Louiseville, je vais travailler comme un chacal», a renchéri le candidat de la CAQ.

Alors que la candidate de Québec solidaire fait valoir son parcours varié, son adversaire vert se présente comme le meilleur pour représenter Trois-Rivières. «Je suis déterminé et travaillant», souligne le représentant du PLQ, réaffirmant sa passion pour son comté.

Interrogés sur les idées pour revitaliser la Mauricie, Simon Allaire a fait allusion au projet de Hub agroalimentaire et à la création d’une plateforme transactionnelle numérique tandis que Adis Simidzija propose le déploiement d’espaces verts. D’ailleurs, son opposante péquiste suggère une brigade verte car, dit-elle, «il faut aller plus loin en environnement».

Si Valérie Delage a rappelé son intention de faire de Trois-Rivières une ville verte, grâce au plan de transition économique et écologique de son parti, Marc H. Plante a vanté l’importance de la diversification économique.

Par la suite, les candidats ont été invités à se prononcer sur l’impact économique de la légalisation du cannabis. Or, le représentant du PVQ a plutôt voulu aborder «l’effet social». «Il faut réinvestir tous les revenus pour lutter contre la toxicomanie», croit-il.

Pour la candidate de QS, qui prône une économie propre et juste, la région peut tirer son épingle du jeu en raison de sa nature agricole et urbaine. «Ce n’est pas banal même si c’est légal», soutient le participant libéral. Si Marie-Claude Camirand disait partager l’opinion des autres, celle de Simon Allaire tranchait en proposant un encadrement plus sévère tout en reconnaissant «l’impact positif de la création d’emplois».

Invités à dire comment les promesses électorales seraient financées, les candidats ont surtout décrit le cadre financier respectif à leur formation politique. Salaire minimum, recrutement dans le secteur de la santé, décrochage scolaire, égalité homme-femme: voilà autant d’autres sujets qui furent apportés sur le parquet de la salle Gilles-Richard.

Cet événement était l’initiative d’un étudiant à la maîtrise en éducation de l’UQTR, Mathieu Lizotte, lui-même professeur à cette école. Le projet s’inscrivait dans une campagne menée par l’établissement universitaire visant à faire la promotion du bureau de scrutin sur le campus de l’université et à motiver la participation des jeunes aux élections provinciales.

Le tout est né sur les médias sociaux dans le cadre d’un vox pop à saveur politique qui a été effectué le 27 août dernier sur la page Facebook de l’université. On voulait alors sonder l’opinion publique concernant le manque de participation des gens âgés de moins de 35 ans. Les internautes étaient invités à partager à l’UQTR leurs projets visant à trouver une solution à cette problématique sociale.

C’est à la suite de cette demande que M. Lizotte, également diplômé de l’UQTR au baccalauréat en enseignement secondaire, a présenté son projet, en collaboration avec l’école secondaire Chavigny, consistant à la mise en place d’une rencontre entre les différents candidats aux élections provinciales et les étudiants de quatrième et cinquième année de l’école secondaire Chavigny.

Durant cette rencontre, les politiciens régionaux allaient avoir la chance de s’entretenir avec près de 250 étudiants sur les différents enjeux que comporte le domaine politique.

«L’UQTR est fière d’avoir mis de l’avant ce genre d’initiative visant l’avancement social, en plus de valoriser la transmission de savoir relative au domaine politique chez les électeurs de demain», a-t-on conclu.