Plus de 250 personnes ont assisté à la rencontre d'information concernant le recours judiciaire pour les maisons dont le taux de pyrrhotite dans les fondations est inférieur à 0,23 %.

Moins de 0,23 % de pyrrhotite: une rencontre fort courue

Plus de 250 personnes ont assisté, lundi soir, à la rencontre d'information concernant la mise en branle d'un possible recours judiciaire par les propriétaires dont le taux de pyrrhotite dans les fondations de leur maison est inférieur à 0,23 %.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'appel de Myrabelle Chicoine a été entendu. C'est devant une salle pleine à craquer que la dame, qui est propriétaire d'une maison datant de 1995 qu'elle n'arrive pas à vendre car ses fondations contiennent un taux de pyrrhotite inférieur au taux fixé dans le jugement rendu en juin 2014, a pris la parole.
Selon elle, il est impératif que les propriétaires se trouvant dans la même situation qu'elle s'unissent afin d'obtenir réparation pour les préjudices qu'ils subissent en raison de la présence du cancer du béton dans les fondations de leur demeure.
La réponse positive des personnes présentes l'a convaincue que cette démarche collective s'impose. Une cinquantaine de personnes ont d'ailleurs signifié leur intention d'y participer à la fin de la rencontre. Les propriétaires intéressés à les imiter peuvent le faire en écrivant au maisontroisrivieres@hotmail.com avant le 3 mars prochain.
«Je me disais que ça serait vraiment bien d'avoir 100 personnes. Je suis très heureuse et très surprise de la réponse des gens. Enfin, on va bouger!», a-t-elle lancé avant d'ajouter qu'elle ira de l'avant même si seulement une poignée de propriétaires décidait finalement de la suivre.
Une fois que la liste des propriétaires participant officiellement à la démarche - dans le cadre de laquelle chacun d'entre eux intentera un recours individuel en raison des caractéristiques particulières de chacun des dossiers - sera rédigée, une rencontre à huis clos et des rencontres individuelles avec les avocats en charge du dossier se tiendront rapidement. Par ailleurs, ces derniers n'étaient pas présents à la rencontre.
Selon Mme Chicoine, ils ne pouvaient pas être présents car ils n'ont pas encore officiellement obtenu le mandat de représenter les propriétaires participants. Les personnes présentes n'ont donc pas été en mesure de connaître les détails de la stratégie juridique qu'ils comptent employer ainsi que les honoraires qu'ils factureront.
N'ayant pas le droit de révéler leur identité, l'instigatrice de la démarche a tout de même indiqué qu'ils oeuvraient pour une firme implantée dans la ville de Québec, qu'ils croyaient en cette cause et qu'ils étaient confiants d'obtenir un dédommagement pour leurs futurs clients.
En raison de leur absence, quelques questions posées pendant la soirée sont restées sans réponse. Plusieurs propriétaires se demandaient, entre autres, à partir de quand le délai de prescription légal de trois ans pour intenter un recours se met en branle. Plusieurs théories ont été avancées, mais Mme Chicoine a indiqué que les rencontres individuelles avec les avocats allaient notamment servir à répondre à cette question.
Une initiative applaudie
La grande majorité des personnes qui ont pris la parole pendant la rencontre ont félicité Mme Chicoine d'avoir pris l'initiative d'orchestrer cette démarche.
C'est notamment le cas d'André Payette qui a refusé une offre d'achat bien en deçà de l'évaluation municipale pour sa maison. Un acheteur lui a en effet proposé 100 000 $ pour sa résidence évaluée à 190 000 $.
«Si dans le cadre d'une démarche collective je reçois 75 000 $, peut-être que je vais accepter de la vendre 100 000 $», a-t-il mentionné.