Pyrrhotite: un échéancier serré demandé

Trois-Rivières — Un échéancier serré en lien avec la demande de SNC Lavalin contre ses assureurs a été ordonné par le tribunal, mardi dernier. Selon le procureur principal des victimes de la pyrrhotite, Me Pierre Soucy, rien ne permet donc de croire que ces procédures engendreront des délais additionnels.

Rappelons que SNC Lavalin avait déposé une demande contre ses assureurs pour les obliger à faciliter l’exécution des jugements de la Cour d’appel et donc de payer les victimes de la vague un. Elle devait être plaidée à Trois-Rivières mardi après-midi.

Deux des quatre assureurs de SNC, Zurich et Chubb du Canada, ont toutefois demandé au tribunal de juger cette demande irrecevable.

Rappelons que les assureurs demandent à la Cour suprême d’entendre la cause qui les oppose à SNC et cette dernière a annoncé qu’elle se défendrait.

La CAVP tiendra une webconférence, jeudi à 19h, afin de renseigner les victimes au sujet des derniers développements dans leur dossier. Me Soucy sera présent pour répondre aux questions. Les enseignements permettant de s’inscrire figurent sur la page Facebook de la CAVP.

«Les prochaines décisions de la Cour supérieure et de la Cour d’appel seront cruciales et nous souhaitons que celles-ci puissent mettre fin à une attente qui se prolonge inutilement et indéfiniment, après des années d’incertitudes. Il faut que ce dossier se règle cette année, le plus rapidement possible», indique la CAVP par voie de communiqué.

«Nous vous rappelons que le jugement de la Cour d’appel, prévoit que le paiement doit être effectué au plus tard dans les trente (30) jours de celui-ci, à savoir le 13 juillet prochain», précise la CAVP.

«Pour la CAVP et les victimes, les demandes déposées par les assureurs sont décevantes et inacceptables et prolongent inutilement une attente qui dure depuis déjà beaucoup trop longtemps. Il faut que ce dossier se règle dans les prochaines semaines et le plus rapidement possible, car cela n’a plus aucun sens pour toutes les familles concernées», plaide l’organisme.